Sites anti-IVG : le gouvernement part en guerre

Sites anti-IVG : le gouvernement part en guerre
Sites anti-IVG : le gouvernement part en guerre
Devant l'influence croissante des sites anti-avortement sur Internet, la ministre des Droits des femmes prépare la riposte. Sur les recommandations du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, Najat Vallaud-Belkacem, va créer, fin septembre, un site officiel d'informations sur l'IVG.
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Créer un site institutionnel « clair et volontariste en faveur du droit à l’avortement » : c'est la recommandation faite par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) dans un rapport qui sera remis ce vendredi à la ministre des Droits des femmes. Un projet qui vise à contrer l’émergence et la multiplication, sur Internet, de sites anti-avortement délivrant une information « fallacieuse ». En avril dernier, dans une lettre qui mandatait  le Haut Conseil pour dresser un état des lieux de l’information sur ce sujet, Najat Vallaud-Belkacem avait en effet déjà constaté que « l’information publique sur l’IVG [était] trop peu visible alors même que les sites Internet délivrant une information biaisée, voire hostile à la pratique de l’IVG, apparaissent en tête des classements de consultation sur les moteurs de recherche ».  

Des sites pro-avortement mieux référencés

Autant de raisons pour lesquelles la ministre entend s’emparer de la proposition du HCEfh afin de créer, fin septembre, le premier site officiel d’information sur l’IVG. Destiné aux femmes et aux professionnels de santé, il contiendra, Selon France Inter, « des informations de base : où, quand et comment avorter, en rappelant que l’IVG est un droit ». Parallèlement à ce lancement, et afin que les sites d’associations officielles, à l’instar du Planning familial, aient une meilleure visibilité sur la toile, le ministère a incité Google à mieux les référencer.

En France, où l’IVG est intégralement remboursée depuis 2013, 222 500 avortements sont pratiqués chaque année. Près de 40% des Françaises ont recours à une interruption volontaire de grossesse au cours de leur vie et 38% d’entre elles surfent sur Internet pour trouver les réponses à leurs questions de santé.  

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