Mini-miss : une mère anglaise défend les concours de beauté pour enfants

Mini-miss : une mère anglaise défend les concours de beauté pour enfants
Mini-miss : une mère anglaise défend les concours de beauté pour enfants
L'interdiction des concours de mini-miss, votée cette semaine par le Sénat, fait des vagues en Europe. Alors que la Belgique ambitionne elle aussi de les interdire, une mère britannique témoigne en faveur de ces concours de beauté pour enfants. Pour elle, inscrire ses enfants à ces compétitions ne les fait pas grandir trop vite, bien au contraire : cela « protège leur innocence ».
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Réagissant à la récente interdiction des concours de mini-miss votée par le Sénat, une mère britannique partisane de ce genre de compétition a réagi. Au Daily Mail, Natalia Adlington déclare ne pas comprendre l’interdiction. Ses cinq enfants participent à des concours de beauté. Elle n’a pourtant pas toujours été fan des costumes à paillettes taille six ans et des couronnes en plastique.

Karaté, escrime et concours de beauté

« Je n’aurais jamais pensé que mes enfants participeraient à un concours de beauté », avoue-t-elle. « On trouvait ça vulgaire et mal d’habiller de jeunes enfants avec des vêtements d’adultes ». C’est à la mort de sa mère que Natalia a changé d’avis. Ses enfants étaient très proches de leur grand-mère, et son décès les a bouleversés. En particulier Poppy, six ans. « Elle a complétement changé de personnalité », explique sa mère, « passant de l’enfant parfaite à celle qui est si perturbatrice qu’on lui apprend à gérer sa colère ». Ils essayent le karaté ou l’escrime, mais rien n’y fait. Ils se rappellent alors une émission de télévision sur le sujet, qui avait plu à Poppy.

Une expérience libératrice

« Nous en avons beaucoup parlé avec David [son mari], nous étions bien sûr vigilants », explique-t-elle. Ils se laissent tenter par l’idée, et inscrivent Poppy à un concours de beauté pour enfant, avec deux autres de leurs enfants. Ces derniers adorent, et les parents remarquent un changement de leur comportement. Natalia raconte que pour Willow, une de ses autres filles, l’expérience a été libératrice. Elle qui était « incroyablement timide » et manquait de confiance en elle à cause de sa dyslexie arrive à dépasser ses craintes une fois sur scène. L’aînée, 13 ans, est souvent moquée à l’école à cause de son poids. Un argument que les jurés ne prennent pas en compte : « Ces concours ne se concentrent pas que sur la taille que fait un enfant ou sa beauté », mais aussi sur leur personnalité. La mère assure que les concours lui ont aussi fait beaucoup de bien.

Un univers contrôlé

« Je comprends complètement que les gens puissent penser que je sexualise mes enfants et qu’il y a des pédophiles, mais ce que les gens ne comprennent pas, c’est que ces concours sont contrôlés », argumente-t-elle. Tout le monde ne peut y assister, seuls les familles et les amis prennent des photos, ainsi qu’un photographe officiel qui ne peut en diffuser sans l’accord des parents. Concernant le maquillage, elle considère que cela fait partie du jeu. « Je fabrique les costumes des filles, et en aucune manière je ne les laisserai porter quelque chose de trop suggestif », conclut-elle.

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