Le "parent shaming" : la nouvelle tendance trash qui réjouit les ados

Le "parent shaming" : la nouvelle tendance trash qui réjouit les ados
Le "parent shaming" : la nouvelle tendance trash qui réjouit les ados
Avoir honte de ses parents à l'adolescence est quasi aussi immuable que Noël le 25 décembre. La nouveauté dans l'indignation remplie de sébum ? Les réseaux sociaux. Ainsi, les ados n'hésitent plus à se lâcher sur leurs géniteurs sur Facebook, YouTube ou Twitter. Le phénomène, fraîchement débarqué en France, porte un nom : le « parent shaming ».
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ll est fini le temps où le linge sale se lavait en famille et où l'adolescent, persuadé d'être placé sous la servitude de parents aussi ingrats qu'autoritaires, allait gentiment déverser son fiel au creux de l'oreille d'un(e) ami(e) frappé(e) par la même injustice. Dorénavant, ces derniers voient les choses en grand et disent tout le bien qu'ils pensent de leurs bourreaux via les réseaux sociaux.

« Un outil d'expression dont ils ne mesurent pas la portée »

Ce phénomène, baptisé « parent shaming », littéralement « humiliation parentale », vient, comme souvent des Etats-Unis et fait florès actuellement au Royaume-Uni. Outre-Manche, nombre de vidéos mettant en scène des ados blâmant, pour des motifs plus ou moins sérieux, leurs parents se multiplient sur Facebook, Twitter, Instagram ou YouTube. En France, le phénomène demeure encore très minoritaire.

Plus qu'un rejet de leurs géniteurs, ces ados ultra-connectés seraient davantage dans une logique d'appel à l'aide, comme l'explique Hélène Romano, docteur en psychopathologie, interviewée par M6 : « Ils cherchent avant tout à témoigner, interpeller, bien plus que rechercher une compassion, une empathie (…) c'est un peu comme lancer une bouteille à la mer sans forcément chercher un réconfort ».

La chercheuse Nathalie Nadaud-Abertini, citée par Atlantico, estime elle que le parent shaming n'est pas utilisé par les jeunes comme un moyen de jeter l'opprobre sur leurs parents ou de les punir, mais comme « un outil d'expression dont ils ne mesurent pas la portée ». Une cordiale détestation, classique entre parents et ados, qui a pris un tour médiatique dans le pays où l'on voit tout en grand.

Tommy Jordan sort le flingue contre le « parent shaming »

Ainsi, Tommy Jordan, un américain père d'une adolescente de 15 ans, a mal vécu les critiques de sa fille à son égard déversées sur les réseaux sociaux. Mature et mesuré, l'homme a répondu dans une vidéo YouTube (ci-dessous), visionnée par quelque 40 millions de personnes, à l'issue de laquelle il crible de balles, en guise de punition, l'ordinateur portable de la chair de sa chair. Fort heureusement, la brouille s'est terminée en happy end, par les explications des deux fâchés sur un plateau de télé.


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