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Médiatrice familiale : un métier où il faut croire en l’humain
Publié le 22 décembre 2009 à 09:28
Par Candice Satara-Bartko
Marie Drummond est médiatrice familiale au CERAF médiation dans le 18ème arrondissement à Paris.  A 52 ans, c’est un métier de seconde vie, qu’elle exerce avec passion et générosité. 
Médiatrice familiale : un métier où il faut croire en l’humain Médiatrice familiale : un métier où il faut croire en l’humain© Denkou Images / Photononstop
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Au quotidien

« Je reçois des couples, des parents, des grands parents qui sont en difficulté  au sein de leur famille.  Tout conflit familial peut donner lieu  à une médiation (divorce, mise sous tutelle…). La majorité des cas que je traite concerne les divorces et les séparations. Des personnes qui sont en conflit viennent me voir. Ou alors, elles peuvent être envoyées par le tribunal. On dit que le juge envoie  en médiation (en réalité c’est très peu de cas.). En général,  3 à 5 séances  sont nécessaires pour  parvenir  à un accord, qui peut être homologué par le juge. »
Une solution acceptable pour les deux parties
« Le médiateur  va aider les parties à trouver une solution ensemble. On ne peut travailler qu’avec la volonté des parties. On garde toujours à l’esprit que le besoin des enfants est central. Mon but premier, est de permettre aux personnes de passer de la situation de victimes à acteurs de leur vie,  en les aidant à se mettre d’accord. Lorsque l’accord n’est pas librement accepté, s’il y a harcèlement moral par exemple, le médiateur peut mettre fin à la médiation. »

Une vocation tardive

« C’est le seul métier où l’on est obligé de se réunir une ou deux  fois par mois, pour échanger avec d’autres médiateurs familiaux  sur nos expériences, sur les difficultés ressenties. Cette analyse de la pratique est indispensable pour un médiateur car son métier est délicat et demande un certain recul. Je suis devenue médiatrice familiale à 52 ans, c’est un domaine qui m’attirait depuis longtemps. J’ai  toujours eu  le désir de faire quelques chose dans le social, d’aider les gens à s’en sortir, avec une dimension humaine. Il faut beaucoup croire en l’être humain, pour faire ce métier.

Un métier intense

Je travaille énormément mais c’est un métier qui me passionne. Je dois recevoir les gens  lorsqu’ils ne travaillent pas, souvent tard le soir, parfois le weekend end.  Cela demande d’être flexible. Le problème c’est bien évidemment le salaire peu élevé, qui peut dissuader les jeunes de se tourner vers ces professions. Mais on espère que ça va changer !

INFOS PRATIQUES

COMPETENCES :
Il est important  d'avoir des compétences et des acquis dans le domaine social. Le médiateur ne doit pas avoir d'a priori quelle que soit la situation : il reste neutre et ne s'implique pas émotionnellement. Il doit être capable de prendre de la distance, du recul pour mieux analyser la situation.

FORMATION :
La formation de médiateur familial est validée par un diplôme d’Etat. Ce diplôme de médiateur familial (DEMF)  à été créé en  2003. Il est accessible en suivant la formation d’un centre de formation agréé au DEMF  ou bien par la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE). Il donne un niveau bac + 4.

REMUNERATION :

Le salaire est variable selon la structure dans laquelle le médiateur travaille. Il tourne autour de 2200 euros brut  par mois pour un médiateur débutant.

Mots clés
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