Élisabeth Guignot a vécu 25 ans avec Gérard Depardieu et dit le connaître presque par cœur…
Mère de Guillaume et de Julie Depardieu, elle s’est murée dans le silence depuis que son ex-mari est accusé par une vingtaine de femmes. Condamné à 18 mois de prison avec sursis pour agressions sexuelles sur deux femmes lors du tournage de Les Volets verts, l’acteur est encore poursuivi pour agressions sexuelles après plusieurs plaintes. Deux procédures, portées par la comédienne Charlotte Arnould, ont abouti à un renvoi devant la cour criminelle de Paris.
Depuis le début de l’affaire tentaculaire Depardieu, son ex-épouse n’avait pas pris la parole. Mais pour la première fois, elle a décidé de dire sa vérité dans le documentaire Les Scandales Depardieu, diffusé sur TMC. Contrairement aux dizaines de femmes interrogées, elle ne décrit pas un homme libidineux ou agressif envers les femmes, encore moins comme quelqu’un capable de s’enorgueillir d’avoir “violé” dans son enfance.
Élisabeth Guignot a estimé qu’il “était temps” pour elle “de dire quelque chose sur lui”. Comme Carole Bouquet, qui le défend bec et ongles, elle décrit Gérard Depardieu comme un “mélange de truculence, de paillardise et de sentimentalité aussi, typiquement français”. Les multiples accusations ? “Peut-être qu’il y a eu une révolte là-dessus, je ne sais pas. Je n’ai pas envie de m’emmerder à penser à ça. Parce que ça me déprime, je préfère parler à ceux qui entendent. Autre chose, autrement”, répond-elle.
“En 25 ans” de mariage, elle dit avoir eu “le temps de juger, de voir, de regarder” son ex-mari agir. “Sans indulgence, parfois”, ajoute-t-elle même. Pour elle, l’homme violent et agressif décrit par les victimes présumées n’est pas le vrai Gérard Depardieu. Dans l’intimité, il serait plutôt un homme “plein de délicatesse envers les femmes, c’est difficile de parler de ça, mais il est bon”.
Élisabeth Guignot va même jusqu’à évoquer la fascination que Gérard Depardieu provoquait au début de sa carrière, comme justification. “J’en ai vu des gens pliés en quatre devant lui, en courbette. Il a conquis femmes, hommes, c’était un défilé de gens qui voulaient des interviews. Et ce sont les mêmes maintenant qui se déchaînent. Ça n’a pas de nom, c’est dégoûtant”, s’énerve-t-elle, visiblement remontée contre les journalistes qui ont recueilli la parole des femmes dans cette vaste affaire.
Selon elle, Gérard Depardieu “a eu un rejet égal à l’amour qu’il avait proposé”. La raison ? “La fascination”, d’abord, “l’envie de se venger” ensuite et enfin, “une question d’époque”. Car pour Élisabeth Guignot, on a aujourd’hui “besoin de brûler ce qu’on a aimé”. Surtout les femmes ! Son témoignage est ainsi en décalage total avec le reste des interviews du documentaire, mais aussi des archives exhumées par TMC, notamment une séquence du Festival de Cannes avec Isabelle Huppert qui fait froid dans le dos.
Ce documentaire montre aussi le tournage du film Umami en juin 2020, où il a attaqué une figurante. “Toi, la Sarah, tu joues au théâtre, toujours ? […] Arrache-moi la culotte, va. Mais tu es toute ravissante. À mon avis la pension est impeccable, une belle salope”, lui aurait-il lancé devant une Sandrine Bonnaire qui a aussi été visée : “Tu pars avec Louise, et puis tu l’embrouilles là-bas. Tu l’emmènes et tu la désosses, comme un petit pied de porc”, suggère une autre séquence.
Pour rappel, Gérard Depardieu est présumé innocent des faits dont il est multiple fois accusé. L’acteur a fait appel de son renvoi devant la cour criminelle de Paris pour des accusations de viols commis sur la comédienne Charlotte Arnould, en 2018. Il a également fait appel de sa condamnation à 18 mois de prison avec sursis pour agressions sexuelles sur deux femmes, lors du tournage du film Les Volets verts.
Il aura bientôt de nouveau rendez-vous devant la justice.