Nouvelle mise en examen dans le milieu du stand-up. Selon les informations de Médiapart, l’humoriste Djimo a été mis en examen pour viol le 15 janvier 2026 à la suite d’une information judiciaire ouverte en 2024.
Il avait dans un premier temps été placé sous le statut de témoin assisté pour viol commis en réunions aux côtés de l’humoriste Lenny M’Bunga placé lui pour complicité de viol commis en réunion. Ce dernier n’est pas mis en examen selon son avocat Romain Dieudonné.
Cette mise en examen fait suite à une plainte déposée en mars 2023 et désormais requalifiée en viol par la comédienne de doublage Élise Vigné dans le sillage du MeToo Stand-Up et concerne des faits datant de septembre 2015. La jeune femme alors âgée de 21 ans travaillait en tant que régisseuse au sein du célèbre comedy-club le Paname où se produisait les deux humoristes.
Ce soir là, dans un contexte de soirée alcoolisée, les trois protagonistes se rendent au domicile de la jeune femme. Après avoir eu un rapport sexuel « consenti » avec Lenny M’Bunga, Djimo se serait introduit dans l’obscurité de la chambre et aurait « pénétrée vaginalement » la jeune femme. "J’ai dit d’arrêter, je disais : “Lenny, arrête Lenny !”, il est tout de suite sorti de la chambre en courant », a expliqué la jeune femme au média d’enquête. Mais en sortant de la chambre, c’est Djimo qu’elle aurait trouvé sur le pas de la porte.
Un autre humoriste, interrogé dans le cadre de l’enquête et auprès de qui la jeune femme s’est confiée, affirme avoir entendu Lenny M’Bunga faire un sketch au Paname évoquant la scène décrite dans la plainte d’Élise Vigné. « Lenny raconte sur scène qu’il a dormi chez une meuf, qu’il a couché avec elle et que pendant la nuit, son pote a pris sa place et la meuf n’a pas vu la différence », a expliqué Akim Omiri.
Depuis sa prise de parole et son dépôt de plainte, Élise Vigné a subit une violente vague de cyberharcèlement, tandis que Djimo continuait ses spectacles dans deux salles parisienne jusque fin 2025 comme le révélait en octobre le magazine Télérama.
« Les gens disent : “Tu as attendu qu’il soit connu pour porter plainte”, mais non, j’attendais juste d’avoir la force », a déclaré la jeune femme. « Tout le monde savait », a confié la comédienne a Médiapart, confiant son « sentiment d’humiliation » au sein de ce petit milieu parisien qu’elle décide finalement de quitter fin 2015.
L’humoriste bénéficie de la présomption d’innocence et conteste les faits.