Dakota Johnson a signé cette année quantité d’apparitions remarquées sur les tapis rouges et ailleurs.
Qu’elle arbore la naked dress, cette robe transparente qui dévoile sous-vêtements et anatomie de celle qui en porte l’étoffe légère, lingerie sexy, l’espace de spots solaires, ou tenues plus “classiques” qui font penser au style des divas hollywoodiennes d’antan, la comédienne a démontré son érudition pour tout ce qui est des tendances et de la mode, entre le sulfureux et l’indémodable justement, voire l’iconoclaste.
Sublime, tout simplement : c’est en tout cas ce que s’évertuent à défendre ses très nombreux admirateurs.
Et sa dernière démonstration dans le genre ne risque pas de laisser indifférent. Superstar de la nouvelle campagne Calvin Klein, Dakota Johnson pose l’espace d’images étourdissantes à retrouver ci-bas, en sous-vêtements, ou quasiment nue, en tenue d’Eve, multipliant positions facétieuses (sur une table de billard par exemple) et promenades nonchalantes, pieds nus.
Une manière d’assumer une sensualité qui à l’écouter dépasse de loin la seule appellation du “sexy”.
Dakota Johnson revendique une vérité une vision intime et politique du corps féminin, de la sensualité, et de la sexualité, d’autant plus primordiale à l’heure où le masculinisme s’exacerbe, et où les femmes sont de plus en plus assignées à cacher leur corps. "Dakota Johnson ose l'hybride singulier et très incarné entre le kitsch criard de quasi mauvais goût et la sensualité façon dentelle, look "naked" qu'elle revendique avec fierté : on se souvient tous de sa naked dress, dévoilant sous-vêtements et courbes en transparences, qui l'avait définitivement hissée en haut de la mythologie des sex symbols contemporains.", écrivait-on récemment sur Terrafemina à ce sujet.
Face à certaines critiques venues accueillir son port de la “naked dress”, par lequel elle révélait ses sous-vêtements publiquement, en plein red carpet et sous les flashes des journalistes, l’interprète s’était défendue : “il n’y a aucun mal à être un peu s*l*pe”, avait-elle ironisée, se référant là au terme de “slut shaming”, qui se destine aux femmes dont la sexualité (supposée) est abondamment commentée, et dont chaque geste est voué aux gémonies par les internautes, masculins, qui accumulent les insultes et les reproches à leur adresse.
« Si je trouve une belle robe dans laquelle je me sens à l'aise, bien sûr que j'ai envie de la porter ! Et puis, c'est amusant de porter une robe sexy. Ma mère, l'actrice Melanie Griffith, parlait très ouvertement du corps, ce qui m'a permis de prendre confiance en moi. Elle nous a appris à prendre soin de nos corps, à les aimer, et que nos corps sont beaux », explique-t-elle à ce sujet à US Weekly.
Dakota Johnson se fiche de plaire aux mufles, et aux regards masculins les plus vils, qui passent leur temps à considérer les femmes au choix comme des “bouts de viande”, ou comme des sorcières. Via les images à retrouver ci-dessous, elle fait de son corps un symbole de liberté, qui respire avant tout le bien-être et l’amour de soi, et ce dans une campagne qui s’amuse volontiers des représentations de la silhouette féminine. Assumer sa sensualité à ce point, est-ce là un combat féministe ? En tout cas, c’est celui de Dakota, illustre partisane d’une élégance tour à tour minimaliste, épurée, et très audacieuse, tout à fait décomplexée.