Gillian Anderson a la cinquantaine heureuse.
Dans une toute nouvelle série d’entretiens pour L'Oréal Paris relayée par le magazine féminin ELLE, la comédienne assume et revendique son statut de quinqua sexy.
Elle envoie valdinguer les machos et leurs remarques nauséeuses, qui confèrent aux femmes une date de péremption, associent la gent féminine à la subjectivité de leur libido (sans jamais se regarder dans le miroir, étonnant). Ou comme l’écrivait Virginie Despentes, qui excluent quadras et plus du “marché de la bonne meuf” (King Kong Théorie).
"Quand on participe à la discrimination liée à l’âge, on oublie qu’elle finira par nous concerner", énonce-t-elle tout d'abord, Gillian Anderson, rayonnante à plus de cinquante ans, plus Dana Scully que jamais, dans une toute nouvelle interview très remarquée.
Avant d'épiloguer, toujours aussi emblématique aux yeux des millions de spectateurs nostalgiques : "Assumer son âge, c’est refuser de disparaître.”.
Un mantra sororal à ne surtout pas oublier, qu’on a envie d’ériger en slogan de manif ou en adage de solidarité féminine, et qui fait écho aux prises de parole engagées, de plus en plus nombreuses ces dernières années, de ses consœurs comédiennes, comme Halle Berry et Jamie Lee Curtis, qui bataillent à l’unisson pour un rapport à l’âge décomplexé et émancipé des diktats imposés par le regard masculin, source continue de pressions s’il en est.
Ce que dénonce justement la journaliste française Laure Adler dans ses travaux. La discrimination liée à l’âge, c’est vrai, concerne aussi les hommes, mais cette invisibilisation, cette mise au ban, du domaine professionnel comme de la scène culturelle, va d’autant plus atteindre les femmes, déjà largement discriminées : inégalités salariales, body shaming, plafond de verre. “Le plus grand mensonge, c’est qu’une femme de plus de cinquante ans devrait arrêter d’essayer. Qu’elle ne devrait plus tomber amoureuse, lancer un projet ou poursuivre ses rêves. En réalité, c’est souvent à cet âge qu’on se sent le plus aligné.”, achève Gillian Anderson dans son plaidoyer pour une société plus égalitaire.
On adhère.