Le premier contraceptif masculin pourrait être disponible dans six mois

Bientôt une contraception pour les hommes ?
Bientôt une contraception pour les hommes ?
Des chercheurs indiens ont mis au point une injection contraceptive à destination des hommes. Après des essais cliniques plus qu'encourageants, celle-ci pourrait arriver sur le marché dès le premier semestre 2020.
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La charge contraceptive repose aujourd'hui essentiellement sur les femmes. Et pour cause, malgré des recherches encourageantes mais encore timides, la pilule pour hommes n'existe toujours pas et la contraception masculine se résume encore bien souvent au préservatif ou à la vasectomie. Un constat qui pourrait prochainement évoluer grâce au travail de chercheurs indiens, qui ont mis au point une injection contraceptive à destination des hommes, relaye The Independent.

Son fonctionnement ? Composée de molécules inhibant la production de sperme, l'injection se pratique directement dans les testicules et est efficace pendant 13 ans. Une solution qui, lors des tests cliniques, a affiché un taux de réussite particulièrement encourageant.

"Le produit est prêt, il ne manque plus que l'approbation finale du contrôleur général des médicaments d'Inde", a confié à l'Hindustan Times le docteur RS Sharma, chercheur au Conseil indien de la recherche médicale. Il poursuit : "Les tests sont terminés, y compris les essais cliniques prolongés en phase 3 effectués sur 303 candidats, qui ont affiché un taux de réussite de 97,3% et aucun effets secondaires. Ce produit peut en toute sécurité être appelé le premier contraceptif masculin au monde."

Une contraception masculine disponible dès 2020 ?

Une fois l'approbation finale donnée, la mise sur le marché de l'injection devrait prendre six mois. Ce premier contraceptif masculin pourrait donc être disponible dès le premier semestre 2020. Une révolution en matière de contraception, assurée aujourd'hui essentiellement par les femmes.

Bien que la pilule reste encore le principal moyen de contraception utilisé, les Françaises sont de plus en plus nombreuses à la boycotter suite à la controverse sur les pilules de 3e et 4e générations. Mais aussi en raison de la libération de la parole des femmes sur la souffrance contraceptive, résumée autour du hashtag #payetacontraception.

C'est d'ailleurs la première raison pour laquelle les femmes arrêtent aujourd'hui la pilule : selon un sondage IFOP mené en 2018, six femmes sur dix s'accordent à dire que la pilule est un moyen de contraception contraignant et près de huit sur dix estiment qu'elle n'est pas sans danger et peut provoquer des risques pour la santé.

Si la pilule pour homme n'est pas encore disponible, les recherches autour de cette contraception ont explosé ces dernières années. Un constat encourageant, signe d'une volonté de partager davantage le poids de la contraception.