Société
États-Unis : plus de violences conjugales chez les femmes qui avortent
Publié le 21 août 2012 à 15:49
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Alors que la bourde d'un élu républicain sur le viol faisait polémique lundi, une étude publiée par l'Institut Guttmacher révèle qu'aux États-Unis, les femmes qui avortent seraient plus fréquemment victimes de violences conjugales.
États-Unis : plus de violences conjugales chez les femmes qui avortent États-Unis : plus de violences conjugales chez les femmes qui avortent


Alors que la question de l'avortement est au centre des débats aux États-Unis à l'approche des élections, le républicain Todd Akin, avait affirmé dimanche 19 août que lorsqu'une femme était victime d'un « véritable viol », elle tombait rarement enceinte. Une déclaration pour laquelle le candidat du Missouri au Sénat s'est ensuite excusé lundi, évoquant une « erreur ».

Comme pour rebondir sur ces propos, l'Institut Guttmmacher a publié les résultats d'une étude (1) réalisée auprès de femmes subissant un avortement aux États-Unis. Résultat : 7% d’entre elles ont déclaré avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire, contre à peine plus de 1% en moyenne au niveau national. Parmi elles, les plus pauvres sont les plus nombreuses à évoquer de tels faits : 9,3% contre 4,4% pour les plus aisées. Toutefois les chercheurs rappellent que ces chiffres ne peuvent être considérés que comme une estimation « prudente », beaucoup de femmes ne déclarant pas ces violences.

(1) Cette étude a été réalisée dans 95 centres médicaux réalisant des avortements auprès de 9 500 femmes.

Source : nouvelobs.fr
Crédit photo : Stockbyte

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Par Ide Parenty | Rédacteur
Ide Parenty, rédactrice spécialisée dans les sujets de société sur le site terrafemina.com
Mots clés
Société Monde femmes