Les adolescentes consacrent 44 minutes de plus que les garçons au ménage par jour

Les inégalités dans la répartition des tâches ménagères commencent dès l'adolescence
Les inégalités dans la répartition des tâches ménagères commencent dès l'adolescence
Une étude publiée jeudi 2 avril par le Ministère des Affaires sociales révèle que les inégalités en ce qui concerne le partage des tâches domestiques débutent dès l'adolescence. L'emploi du temps des filles et des garçons diffère en effet sensiblement même lorsqu'ils sont encore chez papa-maman.
A lire aussi

L'égalité hommes-femmes, c'est pas gagné. D'après une étude menée par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques du ministère des Affaires sociales et intitulée " 24 heures chrono dans la vie d'un jeune : les modes de vie des 15-24 ans ", les jeunes filles participent plus aux tâches ménagères que les garçons.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, la répartition inégale des activités domestiques n'attend donc pas l'entrée dans la vie active des hommes et des femmes. Ces disparités apparaissent alors que les jeunes sont encore chez leurs parents.

Des traditions bien ancrées

Cette étude, qui se fonde sur des statistiques datant de 2010, révèle ainsi que les filles de moins de 25 ans consacrent 1h44 par jour en moyenne aux "tâches dites domestiques". Soit 44 minutes de plus que leurs frères, copains ou colocataires de sexe masculin. Ces trois quart d'heures supplémentaires, les garçons les passent en s'amusant, indique cette étude, qui démontre que garçon et filles ont par ailleurs des emplois du temps très similaires au cours de la journée. Seule diffère donc la durée consacrée aux tâches domestiques.

Certes, comme le fait remarquer le chercheur Mickaël Portel, la situation s'est améliorée puisque " ce temps domestique est malgré tout en nette diminution chez les jeunes femmes depuis 1986 ". Mais il n'en reste pas moins que les garçons jouissent de plus de temps libre que les filles.

Il serait intéressant de savoir si les filles sont encouragées à mettre la main à la pâte par leurs parents encore engoncés dans une vision traditionnelle de la répartition des rôles de l'homme et de la femme, ou, si ce qui est tout aussi probable, elles se contraignent elles-même à accomplir ces tâches domestique. Quelle que soit l'explication sociologique derrière ces inégalités qui persistent, une chose est certaine : il y encore a du boulot.

>> Pères ! Si vous voulez que votre fille devienne PDG, faites le ménage ! <<