Ashley Graham est une égérie body positive depuis des années, au moins depuis l'avènement de ce mouvement féministe sur les réseaux sociaux... Et son fatal déclin. Mannequin qui brille par son engagement féministe, son combat des tapis rouges aux Fashion Week pour la diversité des corps.
Une diversité des corps toujours plus difficile aujourd’hui, avec la banalisation de l’Ozempic et de l’ultra maigreur dans la sphère fashion, un enjeu de santé si important que des légendes du milieu n'hésitent plus à le mettre en lumière, de Laetitia Casta à Kate Moss. Hélas, tels qu’en témoignent les commentaires des internautes, à découvrir ci-bas, à cela se confronte également une intense grossophobie. Ashley Graham a pu de nouveau le découvrir en arborant une tenue chic, laquelle a engendré quantité d'ire... Féminine. Entièrement focalisée sur ses formes, ses courbes, son corps, sa silhouette. Pas assez "dans les normes" à en croire ces internautes féminines.
Ashley Graham arbore une tenue glamour que d’aucuns considèrent comme ”trop moulante”. Et plus que d’aucuns : d’aucunes. Tels que le révèlent les commentaires très acerbes à retrouver en bas de cet article, nombreuses sont les opinions féminines à s’émanciper de toute sororité. Et à faire montre d’une violence rare envers la morphologie et le physique d’une autre femme, fusse-t-elle mannequin.
Florilège de ces horreurs sexistes : “Les jambonneaux !”, “Trop potelée”, “Faut être maigre pour porter ça”, “Popotin énorme”, “C’est quoi ce truc”, “Gros morceau”. On vous épargne le reste.
Seuls quelques internautes partagent leur indignation sur ce fat shaming, comme le disent les anglophones : une haine démesurée des personnes grosses et notamment des femmes, déjà largement victimes de discriminations et de stigmatisation dans une société qui promeut le slim. Et n’est plus à un paradoxe près : les femmes, qui font l’objet d’injonctions et de pressions, adhèrent volontiers à une notion de rivalité évidemment souhaitée par le patriarcat.
Qu’importe, Ashley Graham n’a plus rien à démontrer dans le monde de la mode, ses combats comme ses facéties fashion parlent pour elle. Et la haine des haters, en disent plus long sur ces derniers ou dernières que sur l’objet de leur inouïe véhémence. Tout simplement.