Ah, le ghosting, ce mal du siècle. Vous savez, quand celui ou celle à qui vous vouez causette ne vous répond pas, plus du tout, ou alors de manière très ponctuelle, comme on émietterait un bout de pain sur la route. Sauf que là le pigeon, c'est nous.
Etre ignoré ou "bread crumbé" (de légères réponses de votre interlocuteur ou interlocutrice, potentiellement date, de ci de là) n'a rien d'une fatalité cela étant, on vous rassure. Il y a même tout un tas de techniques pour mieux vivre cet état d'impuissance et de frustration plus intense que l'attente du prochain opus de Rihanna. Oui oui. Voici comment y survivre et comme le dit la chanson : Let it go. Passez juste à autre chose. Une leçon apprise grâce à la série Lost.
Oui, c'est clairement la première étape vers un état optimal niveau santé mentale. On respire un bon coup, on prend du recul, on décide de ne plus laisser les fameux points de suspension en mouvement de la réponse en DM qui ne vient jamais nous rendre maboul, bref, on coupe le jus et on s'adonne à d'autres activités plus zen.
Se détox des réseaux sociaux c'est envisager différemment nos priorités et ne plus laisser le ghosting, qu'il soit sentimental ou professionnel d'ailleurs, rythmer nos heures voire nos minutes, étrangement interminables quand on reste dans l'expectative. Bien sûr on parle là d'une détox pas forcément définitive, qui peut juste se compter en heures dans la journée ou dns la semaine, établies selon un planning bien ordonné. De la discipline.
Fixer un minuteur sur Instagram, désinstaller des applis de dating, éteindre son portable, ne garder certaines apps que sur son ordi, bref, plein de possibilités s'ouvrent à vous pour ouvrir d'autres fenêtres que les redoutés pop-up.
Arrêter de se remettre en question et de douter de soi de la façon la plus maladive qui soi (syndrome de l'impostrice bien en amont cela va de soi) est un conseil qu'on vous donne pour toutes les situations de votre vie. Sauf si cela consiste à sauter dans le vide sans parachute bien sûr.
Mais dans le cas précis du ghosting, il faut se rappeler d'à quel point l'absence de réponse ou la rupture brutale de toute communication venant de votre interlocuteur ou interlocutrices va mettre à mal votre estime en vous ou votre confiance déjà pas bien solide on l'image (c'est le cas de 99% de l'humanité). Vous allez forcément penser que le problème vient de vous et que si malaise il y a, il vous est entièrement dû. Vous n'êtes pas forcément le problème justement, sachez le.
C'est tout bête mais rien de plus évident pour détourner son attention que de se complaire et s'épanouir dans ce qui vous fait kiffer au quotidien, au-delà du toujours très efficace Netflix & chill. Et si on prenait un bon bol d'air pour faire bouger des lignes qui en s'écrivent pas ? A l'ancienne.
Sorties ciné et playlists chatoyantes (après tout on ne connaît jamais suffisamment par cœur les chansons de Chappell Roan), expos pas trop déprimantes ou bars et restos entre ami(e)s sauront vous divertir (ce qui justement signifie détourner l'attention en latin : divertire) (de rien pour l'info).
Surtout, c'est en multipliant les events (pas forcément disproportionnés, écoutez simplement votre cœur et vos lubies) qu'on rencontre de nouvelles personnes, tutoie de nouveaux horizons, comprenant que le monde ne tourne pas autour d'une personne ou d'une réponse individuelle.
Qui sait ? Vous pourrez trouver la vôtre, de réponse, potentiellement existentielle, en garnissant votre planning de projets d'un jour. Ou d'un soir.
S'ouvrir aux autres et surtout à tous ceux qui nous sont chers, est de toute évidence primordiale pour ne plus rester fixé sur une conversation qui vient de s'achever, sans que vous le sachiez réellement, une relation qui ne mène nulle part et ne s'avère guère avare en manipulations émotionnelles (du style à faire poireauter l'autre des plombes) et autres gimmicks à la "Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis".
Car c'est aussi ça le ghosting, un jeu du chat et de la souris qui saoule intensément et donne l'impression d'être enfermé dans une boule à neige. Pas la boule à neige stylée mais celle qui se vend à prix d'or dans des marchés en quête de poules à plumer ( = nous). Les amies sont aussi des regards expérimentés qui sauront vous rassurer, faire relativiser, et vous remettre les pieds sur terre en vous rappelant à quel point le ghosting est ô combien banalisé. Le mal du siècle, on a dit.
On vous l'a énoncé volontiers dans un lonnnnng article consacré à la reine sur Terrafemina, mais Taylor Swift est clairement celle qu'il faut écouter quand on souffre de peines de cœur, de maux sentimentaux, de solitude, de sentiments négatifs aliénants et obsessifs.
Tout simplement car c'est le sujet de ses chansons, le centre névralgique de ses ritournelles depuis le début, de sa prose qui met en vers la confusion des émois comme le faisaient jadis Emily Brontë ou Jane Austen. Oui, on ose le dire. Surtout TAYLOR fait des difficultés de communication, notamment entre les hommes et les femmes, l'essence-même de ses métaphores et de son art : elle transcende nos névroses en création et ça fait un bien quasiment indescriptible.
Laissez une nouvelle saison éclore dans la longue série qu'est votre vie. Désolé pour cette tirade tout droit sortie d'une formation de développement personnel, mais c'est la vérité : à l'instar de Jake et de tous ses amis à la fin de Lost (alerte spoiler mais pas trop) il est grand temps de passer à autre chose.
Finie l'introspection, agissez : fréquentez d'autres gens, cultivez d'autres passions, adonnez-vous à d'autres passe-temps, laissez les mauvais souvenirs de ces interlocuteurs qui n'en valent clairement ps la peine s'effondrer comme un château de sable emporté par les vagues. Vous l'aurez compris vu cette dernière image : il est plus que temps de s'offrir un week-end en Normandie.
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