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Hypocrisie totale ou féminisme badass ? Scream 7 rend hommage à une icône de #MeToo, et on ignore s’il faut vraiment s’en réjouir
Publié le 2 mars 2026 à 18:00
Scream 7 est le fruit d’un “rebranding” absolu, du scénariste au casting. Melissa Barrera et Jenna Ortega parties par la grande porte il y a plus de deux ans, Neve Campbell enfin augmentée (8 millions de dollars de salaire !) et un succès colossal au box office plus tard, la catastrophe industrielle est devenue hit. Et rend même hommage à une icône du mouvement #MeToo, contre toute attente. Oui oui.
Hypocrisie totale ou féminisme badass ? Scream 7 rend hommage à une icône de #MeToo, et on ignore s’il faut vraiment s’en réjouir
Hypocrisie totale ou féminisme badass ? Scream 7 rend hommage à une icône de #MeToo, et on ignore s’il faut vraiment s’en réjouir Scream 7 est le fruit d’un “rebranding” absolu, du scénariste au casting. Melissa Barrera et Jenna Ortega parties par la grande porte il y a plus de deux ans, Neve Campbell enfin augmentée (8 millions de dollars de salaire !) et un succès colossal au box office plus tard, la catastrophe industrielle est devenue hit. Et rend même hommage à une icône du mouvement #MeToo, contre toute attente. Oui oui. En 2024, Melissa Barrera apporte son soutien aux victimes palestiniennes du conflit israélo-palestinien. Quelques tweets discrets, rien de plus. Résultat : celle qui fait alors office de superstar de la “nouvelle” saga Scream, aux côtés de son amie Jenna Ortega (Neve Campbell ayant déserté pour cause de salaire insuffisant), est tout simplement “remerciée”. Oui oui. Les producteurs considèrent comme indécente sa prise de position “trop politique”. Et n’hésitent pas à virer une jeune comédienne qui devait “prendre le lead” d’une franchise entière. Alors même que le nouvel opus de la saga Scream, justement, est déjà écrit, et que le tournage a été lancé, suite au succès de Scream 6. Ubuesque. Melissa Barrera envoyée ad patres du tournage, Jenna Ortega quitte le plateau quelques jours plus tard, et à l’unisson, leur metteur en scène. Malgré l’avancée déjà nette du projet. Qu’importe : les studios assument leurs décisions et mettent en branle un nouveau film, réécrit, et dirigé par le nouveau scénariste employé, loin d’être un inconnu : Kevin Williamson, le créateur de Scream. Scénariste du premier et du quatrième (notamment) et donc, de ce Scream 7 enfin en salles, pour lequel Neve Campbell a pu crier victoire questions négociations (huit millions de dollars de salaire). Septième itération d’une franchise incessamment revenue à la vie donc. Qui, surprise finale, ravage le box office en s’imposant déjà comme le meilleur succès de la saga au démarrage. Résultat ? Le film va clairement diviser (pour d’excellentes raisons) et se permet, au-delà d’une séquence d’ouverture anthologique, une seule vraie “surprise” : rendre hommage à une icône du mouvement #MeToo. Oui, malgré le “départ” plus que fracassant de ses deux ex comédiennes principales.

Scream 7 est le fruit d’un “rebranding” absolu, du scénariste au casting. Melissa Barrera et Jenna Ortega parties par la grande porte il y a plus de deux ans, Neve Campbell enfin augmentée (8 millions de dollars de salaire !) et un succès colossal au box office plus tard, la catastrophe industrielle est devenue hit. Et rend même hommage à une icône du mouvement #MeToo, contre toute attente. Oui oui.

En 2024, Melissa Barrera apporte son soutien aux victimes palestiniennes du conflit israélo-palestinien. Quelques tweets discrets, rien de plus. Résultat : celle qui fait alors office de superstar de la “nouvelle” saga Scream, aux côtés de son amie Jenna Ortega (Neve Campbell ayant déserté pour cause de salaire insuffisant), est tout simplement “remerciée”. Oui oui. Les producteurs considèrent comme indécente sa prise de position “trop politique”. Et n’hésitent pas à virer une jeune comédienne qui devait “prendre le lead” d’une franchise entière. Alors même que le nouvel opus de la saga Scream, justement, est déjà écrit, et que le tournage a été lancé, suite au succès de Scream 6. Ubuesque.

Melissa Barrera envoyée ad patres du tournage, Jenna Ortega quitte le plateau quelques jours plus tard, et à l’unisson, leur metteur en scène. Malgré l’avancée déjà nette du projet. Qu’importe : les studios assument leurs décisions et mettent en branle un nouveau film, réécrit, et dirigé par le nouveau scénariste employé, loin d’être un inconnu : Kevin Williamson, le créateur de Scream. Scénariste du premier et du quatrième (notamment) et donc, de ce Scream 7 enfin en salles, pour lequel Neve Campbell a pu crier victoire questions négociations (huit millions de dollars de salaire). Septième itération d’une franchise incessamment revenue à la vie donc. Qui, surprise finale, ravage le box office en s’imposant déjà comme le meilleur succès de la saga au démarrage.

Résultat ? Le film va clairement diviser (pour d’excellentes raisons) et se permet, au-delà d’une séquence d’ouverture anthologique, une seule vraie “surprise” : rendre hommage à une icône du mouvement #MeToo. Oui, malgré le “départ” plus que fracassant de ses deux ex comédiennes principales.

Comment ? Pourquoi ? On vous explique tout. Enfin, on va essayer.

Scream 7 rend hommage à une icône absolue du mouvement #MeToo tout en virant ses actrices engagées : hypocrisie totale ou féminisme badass ?

Hypocrisie totale ou féminisme badass ? On s’interroge face à ce choix scénaristique central à Scream 7, à découvrir d’ors et déjà en salles obscures : faire honneur à Tatum. Qui ça ? Si si, rappelez-vous : le personnage incarné par Rose McGowan dans le tout premier Scream, au trépas intensément ridicule.

Figurez-vous que ce personnage était depuis le début iconique, badass, engagé, stylé, inspirant. En tout cas, c’est ce que s’efforce de nous assurer le personnage de Sidney Prescott dans Scream 7. En rappelant à sa propre fille à quel point Tatum était courageuse, libre, indépendante, fière. Et Tatum en devient d’autant plus emblématique que son interprète, superstar également connue évidemment pour la série mythique Charmed, est l’un des fers de lance, l’un des porte-paroles, du mouvement #MeToo.

Rose McGowan donc, qui fut l’une des premières à dénoncer les agissements sordides du producteur Harvey Weinstein, qui n’est rien de moins, c’en est vertigineux, que le producteur de la trilogie Scream. On peut aller plutôt loin comme ça. Donc la saga Scream s’autorise une révérence des plus audacieuses.

Bien évidemment, les Weinstein ne sont plus associés à Scream, cette nouvelle trilogie s’en est émancipée, mais demeure encore l’éjection de superstars qui apparaît comme une sérieuse atteinte à la liberté d’expression. Laquelle contraste avec cette mise en valeur du personnage de Tatum : érigée en héroïne, elle a même donné son nom à la fille de Sidney, preuve d’un hommage sororal exacerbé.

Et Scream de surfer dès lors sur ce qui pourrait bien être du feminism washing : un féminisme opportuniste, purement mercantile, qui n’existe que pour des raisons commerciales, dépourvues de la moindre sincérité ou honnêteté. Cependant, persiste Sidney Prescott, protagoniste badass qui pour le coup, est restée dans les mémoires, et là encore, paradoxalement, le bas blesse.

Pourquoi ? Car Neve Campbell a dû tout de même sérieusement insister pour bénéficier d’un salaire à la hauteur de son envergure de superstar d’une franchise horrifique, parmi les plus lucratives qui soient. Depuis son week end de sortie, Scream 7 bat tous les records. Et certains ne doivent pas regretter d’avoir accepté les demandes, très relayées, de la comédienne, qui exigeait avant tout un geste envers les inégalités salariales qui sévissent à Hollywood. C’est du remerciement express de stars qu’a éclot finalement un salaire considéré comme “juste” envers une star féminine : un sacré sac de nœuds. On comprend mieux le mouvement de boycott qu’a engendré l’annonce de ce septième volet renaissant.

Silencier deux jeunes actrices pour sacrer leur aînée, hier ignorée ? On est jamais à la dernière contradiction prêt quand il est question de la saga Scream. Quand bien même, naturellement, on ne peut que se réjouir de voir une comédienne de plus de quarante ans à la barre d’une franchise cinématographique illustre - et quelle actrice. Mais le jeu en valait-il vraiment la chandelle ? Chacun se fera sa propre opinion en découvrant les nouvelles mésaventures de Ghostface en salles.

Par Clément Arbrun | Journaliste
Passionné par les sujets de société et la culture, Clément Arbrun est journaliste pour le site Terrafemina depuis 2019.
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