Hypocrisie totale ou féminisme badass ? Scream 7 rend hommage à une icône de #MeToo, et on ignore s’il faut vraiment s’en réjouir
Hypocrisie totale ou féminisme badass ? Scream 7 rend hommage à une icône de #MeToo, et on ignore s’il faut vraiment s’en réjouir
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Scream 7 est le fruit d’un “rebranding” absolu, du scénariste au casting. Melissa Barrera et Jenna Ortega parties par la grande porte il y a plus de deux ans, Neve Campbell enfin augmentée (8 millions de dollars de salaire !) et un succès colossal au box office plus tard, la catastrophe industrielle est devenue hit. Et rend même hommage à une icône du mouvement #MeToo, contre toute attente. Oui oui.
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En 2024, Melissa Barrera apporte son soutien aux victimes palestiniennes du conflit israélo-palestinien. Quelques tweets discrets, rien de plus. Résultat : celle qui fait alors office de superstar de la “nouvelle” saga Scream, aux côtés de son amie Jenna Ortega (Neve Campbell ayant déserté pour cause de salaire insuffisant), est tout simplement “remerciée”. Oui oui. Les producteurs considèrent comme indécente sa prise de position “trop politique”. Et n’hésitent pas à virer une jeune comédienne qui devait “prendre le lead” d’une franchise entière. Alors même que le nouvel opus de la saga Scream, justement, est déjà écrit, et que le tournage a été lancé, suite au succès de Scream 6. Ubuesque.
Melissa Barrera envoyée ad patres du tournage, Jenna Ortega quitte le plateau quelques jours plus tard, et à l’unisson, leur metteur en scène. Malgré l’avancée déjà nette du projet. Qu’importe : les studios assument leurs décisions et mettent en branle un nouveau film, réécrit, et dirigé par le nouveau scénariste employé, loin d’être un inconnu : Kevin Williamson, le créateur de Scream. Scénariste du premier et du quatrième (notamment) et donc, de ce Scream 7 enfin en salles, pour lequel Neve Campbell a pu crier victoire questions négociations (huit millions de dollars de salaire). Septième itération d’une franchise incessamment revenue à la vie donc. Qui, surprise finale, ravage le box office en s’imposant déjà comme le meilleur succès de la saga au démarrage.
Résultat ? Le film va clairement diviser (pour d’excellentes raisons) et se permet, au-delà d’une séquence d’ouverture anthologique, une seule vraie “surprise” : rendre hommage à une icône du mouvement #MeToo. Oui, malgré le “départ” plus que fracassant de ses deux ex comédiennes principales.
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Figurez-vous que ce personnage était depuis le début iconique, badass, engagé, stylé, inspirant. En tout cas, c’est ce que s’efforce de nous assurer le personnage de Sidney Prescott dans Scream 7. En rappelant à sa propre fille à quel point Tatum était courageuse, libre, indépendante, fière. Et Tatum en devient d’autant plus emblématique que son interprète, superstar également connue évidemment pour la série mythique Charmed, est l’un des fers de lance, l’un des porte-paroles, du mouvement #MeToo.
Rose McGowan donc, qui fut l’une des premières à dénoncer les agissements sordides du producteur Harvey Weinstein, qui n’est rien de moins, c’en est vertigineux, que le producteur de la trilogie Scream. On peut aller plutôt loin comme ça. Donc la saga Scream s’autorise une révérence des plus audacieuses. Bien évidemment, les Weinstein ne sont plus associés à Scream, cette nouvelle trilogie s’en est émancipée, mais demeure encore l’éjection de superstars qui apparaît comme une sérieuse atteinte à la liberté d’expression. Laquelle contraste avec cette mise en valeur du personnage de Tatum : érigée en héroïne, elle a même donné son nom à la fille de Sidney, preuve d’un hommage sororal exacerbé.
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Mais la comédienne américaine ne compte clairement pas s’arrêter là. Pourquoi ? Car ses ambitions pourraient tout à fait l’amener bien plus loin que ce premier rôle d’exception…