3 façons de protéger les océans et les animaux marins

Comment protéger les océans et les animaux marins ?
Comment protéger les océans et les animaux marins ?
En cette journée mondiale de l'océan ce 8 juin, l'association PETA France pour les droits des animaux appelle à faire du "monde d'après" un monde meilleur en tirant des leçons de cette situation inédite et en agissant positivement pour les êtres marins. Voici ses propositions.
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Ce 8 juin marque la Journée mondiale de l'océan. L'occasion chaque année de sensibiliser et d'inciter au respect de nos océans et de leurs habitants. Cette année, nous vivons une situation inédite qui impacte fortement notre mode de vie. Voici 3 leçons que nous pouvons tirer de la crise du coronavirus et de notre déconfinement progressif pour aider les animaux marins.

Luttons contre l'excès de déchets plastiques

En cette crise sanitaire, les progrès et mesures visant à réduire notre production de déchets plastiques se voient retardés. Des interdictions gouvernementales sur certains articles à usage unique ou sur l'utilisation de sacs plastiques dans les supermarchés ont été repoussées ou temporairement levées dans plusieurs pays et l'inquiétude suscitée par l'infection pousse les consommateurs à se tourner vers davantage de produits empaquetés dans des emballages jetables. Comptons également les masques et gants à usage unique qui sont utilisés en grand nombre aujourd'hui. Ils sont bien évidemment recommandés pour limiter la propagation du virus, mais cette consommation accrue de plastique et d'articles jetables met nos océans et ses habitants en danger.

Nous avons tous vu des images horrifiantes de tortues, baleines et autres animaux coincés, étouffés ou intoxiqués par des déchets de consommation. Plus que jamais, pensons à eux et limitons au maximum notre consommation de plastique.

Pour ce faire, privilégions les masques et gants réutilisables (à laver fréquemment) et évitons le plastique à usage unique autant que possible. Poursuivons également notre raisonnement en évitant de soutenir l'industrie principalement responsable des déchets flottant dans l'océan : la pêche. Le matériel de pêche a été désigné comme étant "la forme la plus nocive de débris marins pour les animaux" par l'association World Animal Protection. Cet équipement abandonné en mer (également connu sous le nom de "filets fantômes") tue et blesse gravement des millions d'animaux marins chaque année. Au moins 640 000 tonnes de matériel et filets fantômes viennent contribuer chaque année à la pollution plastique dans nos océans.

Ainsi, en cette période de dépendance accrue au plastique, faisons tout notre possible pour contribuer le moins possible aux déchets plastiques dans l'océan en ne consommant pas les produits de la pêche et en laissant poissons et autres "produits" de la mer hors de nos assiettes. Cela permettra également d'épargner à ces animaux la terreur et l'agonie d'être capturés dans les profondeurs marines et de mourir écrasés dans d'immenses filets, étouffés à l'air libre ou ouverts au couteau sur le pont des bateaux de pêche.

Déchets plastiques dans l'océan
Déchets plastiques dans l'océan

Limitons notre consommation polluante

Pendant ces deux mois de confinement qu'a vécu près de la moitié de la population mondiale, la pollution atmosphérique aurait diminué de manière visible dans plusieurs parties du monde. Alors que la vie reprend doucement son cours en ce déconfinement graduel en France et ailleurs, nos dangereux niveaux de pollution risquent de reprendre de plus belle.

Il y a plusieurs moyens de réduire sa contribution individuelle à la pollution de l'air : limiter ses déplacements en voiture, consommer auprès d'entreprises qui privilégient des méthodes de production plus écologiques, mais aussi se détourner des produits issus de l'exploitation animale.

Quel rapport ? Les Nations Unies ont déclaré qu'une transition globale vers une alimentation végétale est essentielle pour atténuer les pires effets du changement climatique. L'élevage d'animaux est l'une des causes principales des dégradations environnementales les plus graves, dont le réchauffement de la planète, et la pollution de l'atmosphère et des eaux. Étant l'un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, l'élevage contribue directement au réchauffement climatique, qui entraîne l'acidification des océans et détruit les récifs coralliens et les écosystèmes marins.

Pensons aux animaux qui ne verront jamais l'océan

À quand le déconfinement pour les tristes prisonniers des parcs marins ? Pour beaucoup d'entre nous, le confinement a été rude, mais nous retrouvons peu à peu notre liberté. Mais pour les orques, dauphins et autres animaux marins exhibés dans des delphinariums, leur confinement dure toute une vie.

Pendant le confinement, de nombreux soutiens de PETA et plusieurs personnalités ont pris part au #seaworldbathtubchallenge de l'association, défi lancé pour encourager celles et ceux confinés chez eux à réfléchir au sort des animaux marins forcés de vivre des années dans de minuscules bassins qui ne ressemblent en rien au vaste environnement océanique qui est leur habitat naturel et où ils devraient tous jouir de leur liberté. Il est grand temps que nous cessions d'exploiter les animaux pour notre divertissement : n'allons pas dans les parcs marins et appelons à ce que ceux-ci stoppent la reproduction et placent les animaux languissant actuellement dans leurs bassins dans des sanctuaires côtiers marins, où ils auront enfin un semblant de la vie qu'ils méritent.