Comment booster ma confiance sexuelle ?

Comment booster ma confiance sexuelle ?
Comment booster ma confiance sexuelle ?
Confiance en soi et confiance sexuelle sont intimement liées, tout comme la façon dont on voit la sexualité en général. Et plus on travaille ces notions, mieux on se sent. Voici comment y arriver.
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La confiance en soi, on connaît. On saisit exactement ce que signifie cette expression, comment nos comportements au quotidien en dépendent, comment la faire évoluer, les conséquences de son absence et les bienfaits que l'on peut espérer lorsqu'on la travaille assez.

Ce qu'on sait moins bien définir en revanche, c'est ce que représente la confiance sexuelle, pourtant tout aussi essentielle à notre bien-être. Comment se manifeste-t-elle, à quoi sert-elle et aussi : comment faire en sorte de l'entretenir correctement, pour jouir pleinement de ses effets savoureux sur notre sexualité. Car qui dit confiance sexuelle blindée dit souvent ébats réussis, et donc satisfaction bénéfique. On décrypte pour vous ses pouvoirs, ce qui l'affaiblit et vous donne quelques clés pour la booster.

La confiance sexuelle, c'est quoi ?

"Votre confiance sexuelle commence par ce que vous ressentez à propos de vous-même", affirme la sexologue Kristie Overstreet auprès de MindBodyGreen. L'estime de soi et cette estime propre à la sexualité sont donc intimement liées. Plus précisément, la confiance sexuelle se réfère à la façon dont on accepte ou non son corps, à notre sentiment de valeur et ce qu'on apporte ou n'apporte pas pendant les rapports sexuels, à la façon dont on se connecte intimement à soi-même et aux autres, et à notre vision de la sexualité.

Comme pour la première, elle va affecter tous les choix que l'on fait : avec qui on choisit d'avoir des relations sexuelles et quand, si on se limite sexuellement et comment, et si on choisit d'utiliser une protection ou non. Plus on en sera maîtresse, de cette confiance sexuelle, plus on sera épanouie au lit et capable de clamer tout haut ce qui nous plait, et d'évoquer sans détour ce qui nous dérange. C'est donc dans notre (grand) intérêt de la choyer, de la cajoler, de tout faire pour qu'elle croisse en même temps que notre plaisir.

Seulement voilà, on n'est pas tou·te·s logé·e·s à la même enseigne.

Quand tabous et diktats l'influencent

Lorsqu'il s'agit de flinguer - ou en tout cas, de sévèrement affecter - notre confiance sexuelle, un facteur entre forcément en jeu : notre chère société, et ses biais discriminants. Car si la perception de notre apparence et de notre capacité à (se) plaire, séduire, est part intégrante de l'estime de soi version cul, les diktats ravageurs érigés par le monde qui nous entoure sont largement responsables de sa potentielle inexistence. Ça, et aussi la façon dont on a appris à aborder les sujets relatifs au sexe en général.

Selon l'environnement dans lequel on a grandi et les messages auxquels on a été frontalement ou plus sournoisement confronté·e·s, on peut finir par retenir que le sexe est sale, tabou, valide que s'il y a pénétration, source de slut-shaming, mal vu chez une femme... Et autres concepts restrictifs et archaïques desquels se débarrasser fissa.

Ajoutez à cela des expériences passées peu reluisantes voire carrément traumatisantes (du genre commentaires désapprobateurs sur notre physique, nos performances, nos gémissements, notre libido par nos ex), et notre confiance sexuelle a toutes les chances de trinquer. "Ces messages négatifs peuvent se transformer en votre propre message interne", prévient la spécialiste. "Ils sont peut-être devenus votre propre discours sur votre sexualité ou sur vous-même." Et donc à la source d'une estime en berne. Critique, mais pas irréversible.

Alors, que faire ?

Comment la travailler

Comment travailler sa confiance sexuelle en quelques étapes
Comment travailler sa confiance sexuelle en quelques étapes

On opère par étape, et avec une bienveillance totale. Il s'agirait de ne pas culpabiliser - en plus du reste - d'avoir une confiance sexuelle toute pourrie. Car si c'est le cas, on vient de le prouver par a + b, c'est clairement moins de notre faute que celle d'éléments extérieurs.

D'abord, on s'attaque donc à la vision que l'on a de soi. De son apparence physique, particulièrement. Des zones qui nous gênent, nous dégoûtent et qui, on s'en persuade à tort, ne trouveront jamais grâce aux yeux de l'autre tant elles diffèrent de ce qui est considéré comme excitant.

Dans un article pour le HuffPost US, la sexothérapeute Gila Shapiro propose de se demander : "Qui peut décider de ce que vous ressentez pour votre corps ? Les magazines féminins ? Votre collègue de travail, l'étranger à la salle de sport ? À qui appartient votre corps ? Le panneau d'affichage devant lequel vous passez tous les jours remet-il en question votre acceptation de soi ?"

Autant d'interrogations dont les réponses ne sont pas franchement évidentes, mais qui mènent à un but salutaire : celui de réaliser ce qui nous tracasse réellement, de s'en affranchir pour mieux s'épanouir, et de reprendre le contrôle de ce que l'on pense de soi. "Cela vous donne l'occasion de réfléchir à ces idées fixes que vous pouvez avoir sur votre corps, et avec cela, de commencer à faire les choses différemment", poursuit-elle.

Pour la sexologue Kristie Overstreet, on peut aussi passer par l'écrit. En couchant sur le papier toutes ces affirmations négatives à propos de notre propre sexualité qui nous minent, mais que l'on ne peut s'empêcher de penser, puis en les reformulant de manière plus positive. "Par exemple, si vous avez écrit 'Je ne suis pas à l'aise avec mon corps pendant les rapports sexuels', reformulez en disant 'Je veux apprendre à me sentir plus à l'aise dans mon corps pendant les rapports sexuels'. Passez en revue chaque élément et modifiez-les, ce qui vous aidera à commencer à améliorer la façon dont vous vous percevez sur le plan sexuel."

Même exercice pour les critiques d'ancien·ne·s partenaires, tellement ancrées dans nos cerveaux qu'elles se sont transformées en montagne de doutes à franchir à chaque coït. "Après les avoir énumérées, écrivez une petite action que vous pouvez entreprendre pour surmonter chacun de ces obstacles", avise l'experte. Gila Shapiro, elle, conclut en encourageant vivement à communiquer avec l'autre, sur ses propres préférences et les siennes, afin que l'expérience se déroule au mieux, et que l'on prenne conscience de notre capital sexuel. Ou quand le positif entraîne le positif.

En fin de compte, à l'instar de la confiance en soi, la confiance sexuelle s'améliore dès qu'on prend le temps de se poser les bonnes questions, de creuser pour voir clair dans ce qui nous bloque et de se rendre compte que, bien sûr que si, on est "assez". C'est un travail constant qui mérite de s'y attarder, pour enfin profiter pleinement et sereinement. Et surtout, librement.