Zara accusée de plagiat par une marque de vêtements cubaine

Zara accusée de plagiat par une marque de vêtements cubaine
Zara accusée de plagiat par une marque de vêtements cubaine
Une créatrice cubaine accuse le géant espagnol de copier ses pièces. La ressemblance entre les textes imprimés sur les deux modèles est en effet troublante.
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Clandestina est une marque installée au coeur de La Havane. A son bord, la créatrice Idania del Rio, qui confectionne des modèles simples aux slogans accrocheurs : "Actually, I'm in Havana", en est le plus populaire. Des phrases courtes et amusantes qui font l'unanimité... et c'est là tout le problème. Car si les clients affluent, la Cubaine s'est malheureusement rendu compte il y a peu de temps - grâce aux messages de certains d'entre eux vivant hors de l'île - que Zara aussi, avait l'air d'affectionner particulièrement son travail. Jusqu'à produire des t-shirts aux inscriptions étrangement proches.

Elle a ainsi reçu des photos de la part de touristes qui étaient passés par sa boutique lui montrant les modèles du géant espagnol. Sur l'un d'eux, on peut lire "Mentally, I'm in Havana". Des mots qui, pour Idania del Rio, sont directement inspirés de son travail. Voire carrément plagiés. "Ce n'est pas une copie littérale, un mot a été changé, mais le sens de la phrase reste le même. Ils n'ont pas changé La Havane pour Beyrouth", s'offusque-t-elle à l'AFP.

Et la "coïncidence" ne s'arrête pas là. Sur Instagram, la jeune femme a publié une vidéo dans laquelle elle montre les ressemblances frappantes entre plusieurs autres pièces de sa collection et celle de la marque internationale. "Se acabó el drama" ("fini le drame") chez Clandestina, "Delete the Drama" ("effacer le drame") du côté de Zara. Une robe noire et jaune où figurent les mots "País en Construcción" (Pays en construction) chez Clandestina, des couleurs identiques avec la phrase "Under Construction" (En construction) du côté de Zara.

Idania del Rio est formelle : les images parlent d'elles-mêmes. "C'est un acte grave, cela affecte beaucoup les entrepreneurs, les petites marques, les créateurs émergents", déplore-t-elle. Face à cette découverte, elle demeure toutefois impuissante : ses avocats l'ont prévenue que saisir la justice n'irait pas forcément en sa faveur. "Zara sait très bien se protéger de ce type de poursuites", affirme-t-elle. "Cela n'ajouterait que des problèmes". Elle a cependant décidé de témoigner sa colère en créant un nouveau slogan : "Actually Zarita, tienes que parar". "En fait Zarita, tu dois arrêter".

Espérons que celui-là aussi, arrive jusqu'aux oreilles d'Inditex.