« Legalize Love » : quand Google défend la cause homosexuelle

« Legalize Love » : quand Google défend la cause homosexuelle
« Legalize Love » : quand Google défend la cause homosexuelle
La firme Google vient de lancer en Pologne et à Singapour sa campagne « Legalize Love ». L'objectif : interpeller les dirigeants de ces pays peu tolérants sur les droits de la communauté gay.
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Après la « reconnaissance » des unions homosexuelles par Facebook, c’est au tour de Google de soutenir la communauté gay. La firme vient en effet de lancer sa nouvelle campagne, intitulée « Legalize love ». Actuellement présente en Pologne et à Singapour, deux pays peu tolérants en matière d’homosexualité, l’initiative a pour but de sensibiliser les dirigeants aux droits de la communauté gay.

« Singapour veut être un centre financier mondial et un leader mondial, constate Mark Palmer-Edgecumbe, directeur de la diversité et de l’intégration chez Google. Nous pouvons faire pression sur le fait qu’un centre global et un leader mondial doit traiter tout le monde de la même manière, indépendamment de son orientation sexuelle. » D’abord lancée dans les pays ayant une forte culture de l’homophobie et une législation antigay, la campagne « Legalize Love » sera ensuite élargie dans les 60 pays dans lesquels Google dispose d’un bureau.

Une initiative accueillie favorablement par les associations lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT), convaincues qu’une société de l’ampleur de Google, dont les services sont utilisés par des millions de personnes à travers le monde, et notamment des jeunes, est le mieux placée pour défendre la tolérance.

D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que la multinationale se pose en défenseur de cette communauté. Ainsi, en 2008 déjà, Sergey Brin, cofondateur et président de la firme, s’était opposé à l’interdiction du mariage homosexuel en Californie, par un message sur le blog de l’entreprise. Puis, en 2010, la société avait versé à ses employés homosexuels une indemnisation visant à couvrir le coût d’un impôt américain sur la santé, auquel ne sont pas soumis les couples hétérosexuels.

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