Facebook : la nudité interdite mais les vidéos de décapitation autorisées

Facebook : la nudité interdite mais les vidéos de décapitation autorisées
Facebook : la nudité interdite mais les vidéos de décapitation autorisées
Alors qu'en mai dernier Facebook avait accepté de retirer une vidéo montrant la décapitation d'une femme à Mexico, le réseau social récidive. La BBC rapportait en effet lundi l'existence d'un post similaire visible sur le réseau social sous le nom : « Challenge : Anybody can watch this video ? »
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On le sait Facebook censure à tour de sein : les Femen, la campagne pour Octobre Rose, le sexe nu de « L’origine du Monde » ont vu, par exemple, leur page bloquée par le prude réseau social. Mais cette politique n’est, en revanche, pas valable pour les vidéos de décapitation. En mai dernier déjà, le réseau social s’était fait épingler pour avoir diffusé la vidéo d’une femme assassinée à Mexico. Face aux plaintes de l’association américaine « Family Online Safety Institute » Facebook avait fini par bannir sa diffusion tout en soutenant qu’elle ne faisait que « dépeindre le monde dans lequel nous vivons ».

« Un endroit où les gens viennent partager leurs expériences »

Le réseau social semble pourtant être revenu sur sa décision. Lundi, la BBC rapportait qu’une nouvelle vidéo de décapitation avait été postée sur Facebook sous le titre « Challenge : Anybody can watch this video ? » (Défi : quelqu’un peut-il regarder cette vidéo ?) Interrogé par la BBC, un porte-parole a ainsi justifié le geste du réseau social : « Facebook a toujours été un endroit où les gens viennent partager leurs expériences, particulièrement quand ils sont aux prises avec des événements controversés, comme les violations des droits de l’homme, le terrorisme et autres actes violents ». Selon lui, si elle a été postée, « c’est pour la dénoncer », arguant que « si on avait fait l’apologie de cette vidéo, ou encouragé les actions qu’elle contient, notre approche aurait été différente ».

Une position « irresponsable » pour le Premier ministre britannique

Sauf que le réseau social est ouvert aux mineurs de plus de 13 ans, et cela n’est pas sans conséquence sur eux, expliquait ainsi le Dr Arthur Cassidy, psychologue, interrogé à la BBC : « Il suffit de quelques secondes d’exposition à des contenus aussi violents pour laisser une trace permanente - surtout dans l’esprit des plus jeunes ». Ainsi même si Facebook assure qu’il travaille à « donner à chacun plus de contrôle sur les contenus auxquels il est confronté. Par exemple en incluant un message prévenant l'utilisateur que les images qu'il s'apprête à visionner contiennent des actes de violence », pour le Premier ministre britannique David Cameron qui a réagi sur Twitter, cette position est « irresponsable ».

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