Le télétravail met-il vraiment en péril la cohésion d’équipe ? On a résolu cette vaste controverse
Le télétravail met-il vraiment en péril la cohésion d’équipe ? On a résolu cette vaste controverse
On le croit accepté par tous aujourd’hui, et non : le télétravail souffre toujours d’une triste réputation. Ou a minima, reste gentiment controversé. Pourtant, ses vertus sur le teamwork sont défendues par beaucoup de professionnels, et même des patronnes. On s’est penché pour vous sur cet aspect trop méconnu du “distanciel”.
Aspect fondamental, le rapport au teamwork fait l’objet de longs débats, si houleux qu’ils en viennent à remettre en question la nature-même du travail d’équipe. D’une discussion passionnée à l’autre, deux camps se détachent : les pro tendent à magnifier ce qui qui d’après leur argumentaire boosterait grandement les interactions, les anti à diaboliser un dispositif qui nierait le potentiel et la force de la présence humaine au sein de l’entreprise.
En révélant un mal-être personnel : de trop nombreux “visios” dérangeraient les employés qui n’apprécient pas leur apparence physique, et donc, voir leur visage à l’écran. Le distanciel renforcerait également les inégalités, ou plutôt la prise de conscience de celles-ci, personne n’étant vraiment logé “à la même enseigne”, les conditions de travail s’avérant plus compliquées en fonction du domicile de chacun. Encore une fois, “faire lien” et construire une équipe quand l’individuel est déjà confronté à toutes ces problématiques, semble, excusez du peu, plutôt “coton”.
De nombreuses études, depuis la crise du Covid, nous ont alarmé sur les conséquences du “TT”. Une enquête de la BBC sur le sujet alerte : jusqu'à 80 % des travailleurs britanniques estiment que le télétravail a un impact négatif sur leur santé mentale. Jusqu’à parler de “crise de santé mentale” en éclairant un aspect : le distanciel provoquerait anxiété, stress et isolement. Isolement, solitude, pas vraiment des synonymes “d’équipe” et de “synergie” donc.
Une toute récente enquête signée Business Insider donne la aux patrons de demain, et ceux-ci, selon les données recueillies, seraient beaucoup plus susceptibles de “laisser leurs employés travailler à domicile”. Tout part d’un rapport très détaillé d’un professeur de finance à l'Institut technologique autonome du Mexique, M. Barrero. Le chercheur a interrogé 8 000 Américains âgés de 20 à 64 ans tout au long de l'année 2025. Et selon les témoignages et les profils, en a conclu que le télétravail est plus fréquent dans les entreprises fondées après 2015 que dans celles fondées avant 1990, et notamment dans celles dirigées par des PDG de moins de 30 ans. Vraisemblablement très portés sur un maître-mot : la flexibilité