Les faux-pas fatals de la recherche d'emploi 2.0

Les faux-pas fatals de la recherche d'emploi 2.0
Les faux-pas fatals de la recherche d'emploi 2.0
A l'heure de l'Internet généralisé, rechercher une offre d'emploi et y répondre est presque devenu un jeu d'enfant. Mais si vous cliquez aussi vite que votre ombre, vous n'êtes pas à l'abri de commettre des bourdes qui pourraient vous écarter définitivement du job de vos rêves. Voici quelques faux-pas à éviter absolument.
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Aujourd’hui, chercher un emploi est logistiquement beaucoup plus facile qu’il y a dix ans. Rappelez-vous, vieux fossiles, de ces matinées entières passées à recopier des lettres de motivation manuscrites, lesquelles ne devaient pas excéder un recto A4 selon la règle ancestrale. Rappelez-vous aussi du désespoir qui vous envahissait alors que vous vous rendiez compte, en fin d’exercice, qu’il vous restait à peine 2 centimètres pour caser la formule de politesse et la signature… Poubelle ! Et rebelote pour la punition. Puis venait l’étape enveloppe-timbres léchés-boîte aux lettres. Un chemin de croix qui n’était rien à côté de l’attente devant votre téléphone fixe et le désespoir face à un paillasson quotidiennement recouvert de tracts et de factures, et non de propositions d’embauche.
Non, à l’heure du 2.0, répondre à une offre d’emploi relève du jeu d’enfant. Malheureusement, nombreux sont les candidats, de plus en plus jeunes dans certains secteurs, qui assimilent jeu d’enfant à jeu tout court, commettant ainsi certains faux-pas ou manquements aux règles de bienséance du secteur professionnel sans même s’en rendre compte.
Terrafemina a donc passé en revue les pires e-faux-pas de la recherche d’emploi :

1. Envoyer une Friend request  à son futur employeur sur Facebook

Génial, vous avez trouvé une offre d’emploi qui correspond TOTALEMENT à votre profil ! Ce poste-là, il est pour vous ! Pour y répondre, un nom et un contact mail. En bonne e-rechercheuse d’emploi, vous partez illico googliser ce recruteur mystère. Bingo, vous tombez sur son profil Facebook, verrouillé au public. Qu’à cela ne tienne, vous lui envoyez sans réfléchir une Friend request, sans même prendre la peine d’associer votre demande d’un petit texte poli… Alors primo, vous n’êtes pas ami avec cette personne ; deuxio, un compte Facebook perso est par définition… perso et tertio, à avoir violé l’intimité de votre nouvel idole, vous pourriez bien être écarté avant même d’avoir pu prouver votre enthousiasme. Dommage…

La prochaine fois : ajoutez plutôt la page de l’entreprise, grâce à laquelle vous pourrez vous renseigner et préparer sérieusement votre entretien…

2. Harceler son recruteur par mail

Sous prétexte que le malheureux a laissé son adresse mail pro afin que les candidats puissent faire parvenir leur CV et lettre de motivation, vous vous sentez le droit d’envoyer 1001 messages plus ou moins ponctuels à votre potentiel recruteur. Après avoir répondu à l’annonce dans les règles édictées ci-dessus, vous avez donc craqué deux jours plus tard pour « venir aux nouvelles », puis renvoyé votre candidature « au cas où elle se soit perdue », renvoyé un aperçu de votre book puis une e-carte d’anniversaire. Bha quoi… vous avez vu sur Viadeo que c’était aujourd’hui. Ça aurait été dommage de louper cette occas’ non ? Euh, non…

La prochaine fois : relancez éventuellement plusieurs semaines plus tard si vous ne tenez plus, histoire de vérifier l’avancement du processus de recrutement mais évitez tout comportement à connotation hystérique. Motivation n’est pas synonyme de séquestration numérique.

3. Laisser ses propres comptes publics

Les photos de vous déguisée en Framboisier des Musclés, ivre morte à la soirée d’anniversaire de votre cousine Sabine ont fait marrer tous vos amis Facebook, soit. Mais est-ce vraiment une raison pour les rendre publics, accessibles à tous, et notamment à ce fameux recruteur qui hante vos pensées depuis des semaines ? Dommage, il n’est pas dit que le jour où, selon toute vraisemblance, le fameux recruteur se rendra sur votre profil, il parvienne à envisager sereinement avec quel sérieux vous serez à même de répondre à la mission qu’il s’apprêtait à vous confier.

La prochaine fois : verrouillez tout ce qui est tendancieux, et ne laissez apparaître que le meilleur de vous (études, photo de profil – à choisir neutre -, parcours professionnel et date de naissance. Point).

4. Envoyer une LOL-candidature
Puisqu’on n’écrit plus ses lettres de motivation à la plume d’oie, et que les CV peuvent maintenant se permettre d’être plus « originaux » que leurs ancêtres sous modèle Word, certains candidats pensent que pour sortir du lot, rien ne vaut une candidature farfelue… Nope. A moins que vous ne postuliez pour une mission de GO au Club Med ou humoriste au Point Virgule, il y a fort à parier que le recruteur, déjà submergé par un flot incessant de messages de prétendants au profil « parfait », soit excédé par votre LOLmail : « Le candidat de vos rêves ? Vous l’avez sous vos yeux ! Eh oui, c’est moi que v’là. Prenez tout de suite votre téléphone et appelez-moi, vous ne le regretterez pas ! ». Et hop, à la corbeille ! Et ça, il ne le regrettera pas !

La prochaine fois : faites dans le classique : ni trop bref ni trop fleuve, surtout. Insistez sur les points les plus en adéquation avec la mission proposée, et dosez bien la partie qui fait référence à vous, et celle qui parle de l’entreprise à laquelle vous vous adressez (stop le « moi je »). Et tout ceci dans une orthographe irréprochable, cela va sans dire.

5. Débriefer son entretien sur Twitter
Le vice de Twitter, c’est qu’on se souvient vaguement de qui on suit, mais absolument pas de qui nous suit. Pseudos obscurs aidant, vous avez complètement zappé que Princesse Crapaud, qui vous follow depuis quelques jours, est en fait l’assistante de votre potentiel recruteur, avec lequel vous avez finalement eu ce fameux entretien d’embauche que vous espériez tant. Dommage, peut-être ne le saurez-vous jamais. Et pourtant, après avoir twitté « LOL je vous raconte pas la tête de gland du mec avec qui j’ai eu un entretien aujourd’hui ! #taf #cheum», vous n’avez étrangement plus jamais eu de nouvelles de ce job de rêve…

La prochaine fois :
vous aurez, on l’espère, intégré que les réseaux sociaux, et le Web dans son ensemble, sont des espaces publics où tout le monde voit ce que tout le monde fait. Pour ne prendre aucun risque, on se jure que jamais au grand jamais on n’y parlera de sa vie professionnelle, on n’y débriefera ses déboires de recherches d’emploi, pas plus qu’on n’y donnera d’infos sur la boîte qui, on croise les doigts pour vous, acceptera malgré tout de vous donner votre chance d’exercer vos multiples talents !

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