États-Unis : au chômage, il poste une offre d'emploi pour tester ses concurrents

États-Unis : au chômage, il poste une offre d'emploi pour tester ses concurrents
États-Unis : au chômage, il poste une offre d'emploi pour tester ses concurrents
Après des recherches d'emploi intensives mais infructueuses, Eric Auld, un chômeur américain, décide de poster une fausse annonce d'emploi pour examiner les CV de ses concurrents à la loupe et savoir ce qui ne fonctionne pas dans sa candidature. Son constat : beaucoup de demandes pour une seule offre mais surtout des candidats sur-diplômés qui abaissent leurs conditions d'embauche pour trouver un emploi à tout prix.
A lire aussi


Drôle d’initiative pour ce New-Yorkais au chômage. Après un mois de recherche d'emploi inefficace, Éric Auld, diplômé d’un master en littérature anglaise, poste une fausse annonce pour un travail correspondant à ce qu’il recherche sur deux sites, Craiglist et Monster. Un tour de passe-passe pour se faire une idée sur ses concurrents : « Recherche assistant administratif pour bureau en centre-ville. Missions : répondre au téléphone, photocopier, envoyer des e-mails, accueillir les clients, agenda. Expérience à un poste similaire bienvenue. Salaire horaire: 12-13 dollars. Plein temps. »

Le résultat est immédiat. En 10 minutes, il a déjà reçu 10 CV. En 24 heures, 653 réponses lui sont parvenues. À ce moment, il retire l’offre d’emploi et fait le point. Peu de diplômés de master, la majorité a une licence ou un équivalent. En revanche, « 10% des répondants ont plus de 10 ans d'expérience ! Postuler à ce type de poste semble tellement au-dessous de leur niveau ! », raconte-t-il sur une station de radio américaine.

Son témoignage suscite un véritable débat aux États-Unis. Sur le site de la radio NPR, à laquelle il a accordé une interview, une internaute, qui dit travailler dans les ressources humaines, explique pourquoi il y a peu de chances qu’il soit embauché à ce type de poste : « Les diplômes de niveau master comme le vôtre pénalisent les CV, surtout sur ce type de poste en bas de la hiérarchie. Vous vous ennuierez tellement après deux semaines que ce n'est même pas la peine de vous embaucher. »

Mais Eric Auld, certain d’être dans son bon droit au vu du taux de chômage aux États-Unis (8,3%), se défend : « Avec un marché du travail dans un tel état, les diplômés de tous domaines n'ont d'autres choix que de postuler à ce type de postes ». L’histoire ne dit pas si la médiatisation de l’affaire lui a permis de trouver du travail.

Laure Gamaury


Source : lefigaro.fr
Crédit photo : Photodisc

VOIR AUSSI

Emploi : des murs de CV dans une rue de Marseille
Femmes seniors en recherche d’emploi : mission impossible ?
Trouver un job grâce au numérique : les défis du marché du recrutement en ligne