Pour faire carrière, soyez fidèle à votre entreprise

Pour faire carrière, soyez fidèle à votre entreprise
Pour faire carrière, soyez fidèle à votre entreprise
Faire carrière dans une seule entreprise ? Il semblerait que l'idée soit dépassée. Et pourtant, selon une enquête menée pour la chaire Nouvelles Carrières de la Rouen Business School (RBS), les cadres fidèles à leur entreprise réussiraient mieux professionnellement que ceux prêts à se vendre au plus offrant.
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Pour 61% des cadres français, faire carrière passerait par la mobilité externe. Les plus fidèles à leur entreprise, eux, aurait tendance à stagner pour 68% des sondés, selon un sondage réalisé pour la chaire Nouvelles Carrières de la Rouen Business School (RBS). Les cadres se trompent ? Il semblerait que oui.  Selon l’enquête menée  par la RBS autour des mutations du monde du travail et basée sur les indices de qualité de carrière qui regroupent onze critères (éléments sur la sécurité du statut et des revenus, les temps de formation, les conditions de travail…), les plus fidèles à leur entreprise réussiraient mieux leur carrière.

Des inégalités persistantes

« La promotion de cette nouvelle identité du cadre, nomade plutôt que fidèle, a bénéficié du soutien des pouvoirs publics et de la communauté académique », explique l’étude qui évoque par exemple les bilans de compétence. « De plus, avec la multiplication des réseaux sociaux, les cadres se font chasser très fréquemment, ce qui accentue cet état d'esprit. Même si, au fond, beaucoup de jeunes diplômés cherchent surtout la sécurité », ajoute pour sa part Jean Pralong, professeur de Gestion des Ressources Humaines et titulaire de la chaire Nouvelles Carrières.  Ainsi, « les scores les plus élevés appartiennent à ceux qui connaissent un parcours de progression hiérarchique dans la même entreprise », conclut ainsi l’étude, même si certaines inégalités persistent : « les femmes souffrent encore beaucoup des stéréotypes qui font qu'on ne les imagine pas comme manager ».

Pour mener efficacement une carrière, indique donc Jean Pralong, il faut « utiliser ses cinq à dix premières années sur le marché du travail pour faire des petits bonds et gagner en compétence. Mais avant 35 ans, faire le bon choix, dans une société dont on adhère à la culture et dans laquelle on a envie d'évoluer. Sinon, à trop chercher la perle rare et à changer de boîte tous les deux ans, le CV va finir par devenir un handicap. » Il faudrait donc systématiquement se poser cette question, selon le professeur de Gestion des Ressources Humaines  : « Suis-je là pour longtemps ou juste pour booster le service ? ».

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