Boire (un peu) d'alcool au boulot boosterait la créativité

Boire (un peu) d'alcool au boulot boosterait la créativité
Boire (un peu) d'alcool au boulot boosterait la créativité
C’est le 31 décembre et vous hésitez à trinquer avec vos collègues pour fêter la nouvelle année ? Voilà une étude qui pourrait vous persuader de lever le coude : d’après des chercheurs de l’Université de l’Illinois à Chicago, consommer de l’alcool en petite quantité rendrait plus créatif.
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Les employeurs français auraient-ils tort d'interdire à leurs salariés de boire de l'alcool durant leurs heures de travail et devraient-ils, comme aux États-Unis, installer des fûts de bière dans l'open space à leur attention ? C'est ce que tend à prouver une récente étude de l'Université de l'Illinois à Chicago. Selon ses auteurs, travailler dans un certain état d'ébriété favoriserait les initiatives et la créativité.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont étudié le comportement de volontaires sur le lieu de travail. Certains avaient bu de l'alcool, d'autres non. Il s'est avéré que les participants dont le taux d'alcoolémie dans le sang (T.A.S.) était d'un peu moins de 0,08 ml ont obtenu de meilleurs résultats aux tests créatifs que leurs homologues restés sobres. En revanche, le groupe en état d'ébriété a sous-performé lors du test de mémoire. À l'issue de l'expérience, les chercheurs ont déterminé que le « pic créatif » d'une personne était atteint lorsque celle-ci avait un taux d'alcoolémie de 0,075 ml.

Faut-il pour autant en conclure qu'il faudrait travailler pompette pour être au top ? L'idée a en tout cas effleuré l'agence de marketing danoise CP+B, qui a décidé de s'associer à la brasserie artisanale Rocket Brewing Company pour lancer The Problem Solver, une India Pale Ale (IPA) de 7,1% qui aurait pour vertu de « chatouiller à la fois les papilles et les cellules du cerveau ». Rien que ça. Design, la bouteille de The Problem Solver dispose même d'un indicateur qui permet de trouver plus facilement son « pic créatif » en fonction de son IMC.

The Problem Solver

Aussi séduisante soit-elle, cette nouvelle mousse qui permet « enfin de boire pour résoudre ses problèmes », dixit son slogan, oublie un élément de taille : la concentration d'alcool dans le sang d'une personne ne dépend pas seulement de la masse corporelle, mais aussi de l'état de santé, de la prise de médicaments, de l'âge et de l'alimentation. La bière The Problem Solver est donc à consommer, comme toujours, avec modération.

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