Cinq astuces pour faire la sieste discrètement au bureau

Cinq astuces pour faire la sieste discrètement au bureau
Cinq astuces pour faire la sieste discrètement au bureau
Dans cette photo : Marion Cotillard
« Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour une sieste ! », entendez-vous quotidiennement au travail après le déjeuner. Pourtant, le coup de barre de 14h30 et le piqué de nez en réunion ne sont pas des fatalités. Une sieste d'une vingtaine de minutes permet de récupérer facilement. Mieux encore : la sieste serait bénéfique pour la mémoire, la santé, la productivité et aiderait à lutter contre le stress. Toutefois, avant de piquer un roupillon, mieux vaut s'assurer de ne pas être repéré, au risque de passer pour un fainéant. Voici cinq astuces pour faire la sieste au bureau en toute discrétion.
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Les bienfaits de la sieste ne sont plus à prouver. Conseillées par les médecins, elle serait salvatrice pour les Français, qui sont 1 sur 5 à confier somnoler sur leur lieu de travail. Eric Mullens, médecin généraliste et spécialiste des pathologies du sommeil, déclarait à Terrafemina que chacun devrait pouvoir faire une sieste au bureau. Une pause-sommeil qui a de nombreuses vertus thérapeutiques : elle favorise la concentration, évite l'irritabilité, réduit le stress, améliore la productivité et développe la mémoire. Pourtant, la sieste est toujours mal vue en France : difficile en effet de poser son réveil sur son bureau après la pause déjeuner, avant de sortir son oreiller pour s'octroyer un somme bien mérité. Voici quelques techniques pour pouvoir s'accorder une sieste sans passer pour l'employé le plus fainéant de l'open space.

La pause déjeuner au parc

Oubliez la cantine bruyante et le plat trop gras qui vous fera somnoler : prenez un petit pique-nique avec vous et fuyez le bureau lors de la pause déjeuner. Si vous avez la chance d'avoir un parc dans le quartier, courez vous réfugier dans ce havre de paix. Une fois votre casse-croûte expédié, allongez-vous sur l'herbe ou sur un banc, le sac calé sous la tête en guise d'oreiller : c'est parti pour vingt minutes de sieste au calme. Lorsque vous revenez de votre pause déjeuné complètement détendu, vous êtes ultra-productif et vos collègues n'y ont vu que du feu.

La pause toilettes longue durée

Après le déjeuner, alors que l'open space est plongé dans une torpeur digestive générale, éclipsez-vous discrètement pour une pause toilette réparatrice. N'ayez pas honte : tout le monde l'a déjà fait, c'est en quelque sorte le secret le mieux gardé du monde de l'entreprise. Trouvez les toilettes les plus calmes, éloignées de tous et sans passage. Une fois enfermé à double tour dans votre petite cellule de sieste personnelle, repliez-vous en position fœtale et profitez de 10 minutes de relaxation intense. Pensez à mettre un réveil…

La pause méritée de l'acteur

Votre jeu d'acteur est digne de celui de Marion Cotillard lorsqu'elle simule la mort ? Pas grave, inutile de sortir de l'Actors Studio pour imiter, à grand renfort de gémissements plaintifs, les douleurs entraînées par une migraine ophtalmique foudroyante. Faites un tour dans l'open space à la recherche d'une aspirine. La lèvre tremblante et l'œil qui tourne, vous tenez bon, brave comme vous êtes : « Je… Ça va aller… Je vais juste me reposer quelques minutes et ça ira mieux. » Le pas fébrile, regagnez votre bureau, poussez votre clavier et enfoncez votre tête dans vos bras : vous voilà prêt à faire une sieste sans remords, sous l'œil inquiet de vos collègues.

La pause réunion en solo

Sourcils froncés, smartphone dans une main et dossier dans l'autre, poussez la porte de l'open space d'un pied en lançant « À toute, j'ai le point budget avec… ». Pas le temps de finir votre phrase, vous êtes déjà en route vers cette réunion fictive, où vous serez en tête à tête avec vous-même pour le point sieste. Partez à la recherche d'un bureau ou d'une salle de réunion vide pour vous y installer. Attention toutefois à l'emploi du temps des salles : il serait fâcheux que le conseil d'administration se retrouve nez à nez avec vous, un pli sur le visage et un filet de bave au coin des lèvres.

La pause sieste syndicale

Et si, au lieu de passer pour le roi des fainéants, le prince des pantouflards ou le duc des paresseux, vous décidiez enfin d'assumer au grand jour ce besoin – naturel – de faire une sieste ? Présentez à votre patron, avec vos collègues amateurs de dodo au bureau, les bienfaits de la sieste. Parlez de ce lycée qui a installé une salle de sieste pour les profs, de ces personnages historiques (Bill Clinton, Johannes Brahms, Napoléon, Winston Churchill, Margaret Thatcher…) adeptes de la sieste, des bienfaits que l'on peut tirer de ces deux petites dizaines de minutes réparatrices, ou encore de la Chine, où le droit de sieste est inscrit dans la constitution.

Deux scenarii s'offrent alors à vous. Grâce à vos arguments en béton, vos supérieurs acceptent enfin d'entendre raison et de démocratiser la sieste sur votre lieu de travail : sachez que l'agence Sixta, « votre prestataire pour la sieste », propose du conseil en entreprise via un programme d'actions qui inclut des « power-naps », des micro-siestes qui dopent l'efficacité des salariés.

Ou bien votre patron a haussé un sourcil et, les mains jointes et le regard planté dans le vôtre, vous demande si vous avez besoin de vacances ? Signez alors la pétition pro-sieste de l'Institut Bruno Comby, et continuez vos siestes discrètes derrière votre clavier.


Victoria Houssay

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