Grèce : Merkel et Hollande bottent en touche

Grèce : Merkel et Hollande bottent en touche
Grèce : Merkel et Hollande bottent en touche
Dans cette photo : François Hollande
Alors que le Premier ministre grec Antonis Samaras avait exprimé son souhait mercredi d'avoir un peu plus de temps pour réformer son pays, François Hollande et Angela Merkel ont botté en touche jeudi, en appelant la Grèce à tenir ses engagements.
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Quelques jours après les interviews à la presse européenne dans lesquelles Antonis Samaras, le Premier ministre grec, réclamait « un peu d’air pour respirer », les dirigeants allemand et français ont unanimement appelé la Grèce à tenir ses engagements lors d’une rencontre à Berlin. Alors qu’Angela Merkel a encouragé la Grèce à « poursuivre sur la voie des réformes », pour François Hollande, les Grecs doivent « faire les efforts indispensables » pour rester dans la zone euro. « Nous voulons, je veux, que la Grèce soit dans la zone euro » a-t-il martelé. C'est une volonté que nous avons exprimé depuis le début de la crise. »

Si la chancelière s’est gardée d’exprimer ce dernier souhait, elle a en revanche assuré savoir « combien ces efforts sont difficiles pour la Grèce ». Il faut, a-t-elle poursuivi « attendre le rapport de la troïka » des créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international), avant de prendre toute nouvelle décision. Le chef du gouvernement grec demande en effet un délai supplémentaire de deux ans pour redresser les finances de son pays, toute en assurant que la Grèce tiendra ses engagements. Antonis Samaras débute, quant à lui, une tournée européenne. Il est attendu vendredi à Berlin et samedi à Paris.

La rencontre entre François Hollande et Angela Merkel jeudi à Berlin a aussi été l’occasion pour les dirigeants français et allemand d’aborder le conflit en Syrie ainsi que la mise en œuvre des décisions adoptées au dernier sommet européen, notamment le soutien « sur le plan bancaire, à des pays comme l'Espagne », a déclaré François Hollande. Le chef du gouvernement italien Mario Monti avait en effet obtenu la possibilité d'une recapitalisation directe des banques par les capitaux européens. Enfin, le président français s'est dit « favorable à aller plus loin plus vite sur la supervision bancaire avec la Banque centrale européenne ».

Source : AFP
Crédit photo : AFP

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