Le brushing, une excuse pour ne pas faire de sport ?

Le brushing, une excuse pour ne pas faire de sport ?
Le brushing, une excuse pour ne pas faire de sport ?
Selon une étude américaine, 40% des femmes noires feraient l'impasse sur les séances de sport pour épargner leur brushing. Une coquetterie qui met à mal les recommandations de santé.
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« En tant qu’Afro-Américaine, j’ai ce problème et mes amis ont ce problème. Donc je me suis demandé si mes patients avaient ce problème », raconte le Dr Amy McMichael de la Wake Forest University. Ce « problème », c’est le choix cornélien entre aller faire du sport en ruinant inévitablement son brushing ou rester chez soi et être jolie. D’où le sujet de cette étude qu’elle a menée à l’université de Wake Forest, visant à déterminer si les femmes préféraient une crinière parfaite plutôt qu’un corps en bonne santé. En octobre 2007, l’équipe de chercheurs a étudié 107 femmes afro-américaines, pour découvrir que la moitié d’entre elles faisaient moins de 75 minutes d’exercices par semaine alors que le gouvernement américain en recommande 150. Et une femme sur quatre a admis ne pratiquer aucun sport. Celles qui ont admis rester inactives à cause de leur cheveux font trois fois moins de sport que les recommandations gouvernementales.

D’après le Dr McMichael, l’entretien capillaire pour les Afro-Américaines est dispendieux : un défrisage coûte 40 dollars à Harlem, sachant qu’elles visitent leur coiffeur toutes les semaines. Elles ne lavent pas leur cheveux toutes les semaines pour perdre le fruit de leur dépense et évitent donc de transpirer en allant faire du sport. Rochelle Mosley est propriétaire d’un salon de coiffure à Harlem, et elle explique que certaines clientes arrangent leur rendez-vous en fonction des horaires de leur activité sportive. De son côté, la coiffeuse essaie de trouver des coiffures compatibles avec l'activité physique : « Si vous n’avez pas un corps sain, vous n’aurez pas de cheveux à arranger », avance-t-elle. L’étude a été réalisée sur une population féminine exclusivement afro-américaine, par conséquent il n’y a pas d’indice montrant un comportement similaire parmi les femmes typées hispaniques ou européennes.

Salima Bahia

Crédit photo : Abaca

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