Le "printemps des femmes" gronde après le viol d'une fillette en Inde

Le "printemps des femmes" gronde après le viol d'une fillette en Inde
Le "printemps des femmes" gronde après le viol d'une fillette en Inde
L'heure est à l'indignation en Inde. Alors qu'une fillette de 5 ans a été agressée, violée et torturée par un homme de 22 ans, les femmes indiennes sont depuis trois jours dans la rue, manifestant leur colère face aux agressions qui ne cessent de se perpétuer dans leur pays.
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Elles ne décolèrent pas : les Indiennes manifestent depuis trois jours leur indignation suite à la série noire de viols et d’agressions sexuelles qui frappent leur pays depuis ces derniers mois. Un ras-le-bol national qui se traduit par des manifestations à New Delhi où les femmes mènent leur propre « printemps », se révoltant contre les violences dont elles sont les victimes et contre l’inaction de la police.
L’élément déclencheur : le viol il y a quelques jours d’une fillette de 5 ans, par un voisin âgé de 22 ans. Violée et mutilée, la petite fille a été séquestrée pendant deux jours et retrouvée avec des blessures graves. Elle est depuis hospitalisée et serait dans un état stable, selon les déclarations de l’établissement qui la soigne. Son agresseur présumé a quant à lui été interpellé samedi dernier.

+ 600% d’affaires d’agressions sexuelles

Dans un pays encore choqué par la mort d’une jeune femme victime d’un viol collectif en décembre dernier, cet événement a déclenché les manifestations de colère des femmes. Les manifestantes ont ainsi essayé ce dimanche de se rendre au domicile de Sonia Gandhi, la présidente du parti au pouvoir, portant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Sauvez nos filles ». En vain : le cortège a été repoussé par les forces de la police anti-émeutes de New Delhi. Cependant, le Premier ministre indien Manmohan Singh a reconnu la gravité de la situation, dénonçant une « agression cruelle » : « la priorité est de préserver la sécurité et le statut des femmes dans notre société. L’agression de cette petite fille il y a quelques jours nous rappelle une nouvelle fois qu’il faut travailler collectivement pour éliminer la dépravation dans notre société », a-t-il déclaré.
Depuis quelques mois, les Indiennes osent plus et se dressent contre les violences qu'elles subissent : suite au viol collectif qui a soulevé l’émoi du pays en décembre dernier, les ONG l’assurent, les femmes portent davantage plainte. La police de New Delhi a ainsi enregistré un bond de 148% des affaires de viol entre le début de l’année et le 24 mars par rapport à la même période en 2012 et une hausse de 600% des affaires d’agression sexuelle.

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