Elle subit une césarienne de force et se voit retirer son bébé proposé à l'adoption

Elle subit une césarienne de force et se voit retirer son bébé proposé à l'adoption
Elle subit une césarienne de force et se voit retirer son bébé proposé à l'adoption
Polémique en Grande-Bretagne : une italienne qui séjournait provisoirement en Angleterre a subi de force une césarienne. Son bébé a ensuite été proposé à l’adoption par les services sociaux britanniques.
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C’est une affaire sans précédent, rapportée par le Daily Mail. Une cour de justice britannique a ordonné que soit pratiquée de force une césarienne sur une italienne en proie à des troubles psychiatriques. Les services sociaux ont ensuite emporté son bébé tandis que la jeune femme était renvoyée dans son pays. Quand elle est revenue au mois de février 2012 pour réclamer sa petite fille, elle a appris que celle-ci avait été proposée à l’adoption, sous prétexte que sa mère pourrait rechuter. La jeune femme n’a, à ce jour, jamais vu son bébé.

La Haute cour de justice d’Italie a fait part de son indignation au sujet de la manière dont cette citoyenne italienne a été traitée. Shami Chakrabarti, directeur de l'association de défense des droits de l’homme Liberty, a exprimé sa surprise et son désarroi au sujet de cette affaire, rapporte le Guardian. « Cette affaire semble tirée d’un scénario de science-fiction et est indigne de notre démocratie », a-t-elle déclaré. Et d'ajouter : « Forcer quelqu’un à subir une opération chirurgicale et séparer une mère et son enfant, c’est véritablement cauchemardesque. »

L'affaire arrive au Parlement

De son côté, Brendan Fleming, l’avocat de la jeune italienne, dont le nom n’a pas été communiqué, a déclaré « ne jamais avoir entendu pareille histoire en 40 ans de métier ». Il s’est engagé à se battre « bec et ongles » pour faire en sorte que la mère et son bébé soient réunis.

Cette polémique pourrait trouver un écho national, car le député John Hemming a décidé de la porter au Parlement afin de dénoncer la corruption qui règne dans les tribunaux en charge des affaires familiales. Cette affaire est pour lui « le pire cas d’abus des droits de l’homme » qu’il ait pu constater. « Cette femme n’a pas été traitée comme un être humain », a-t-il ajouté.

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