Primaire UMP : NKM fragilisée après le fiasco du scrutin ?

Primaire UMP : NKM fragilisée après le fiasco du scrutin ?
Primaire UMP : NKM fragilisée après le fiasco du scrutin ?
Alors que le scrutin électronique pour le 1er tour de la primaire UMP à Paris s'achève ce lundi à 19 heures, le vote a d'ores et déjà un goût amer pour les quatre candidats. Et si victoire il y a pour la favorite Nathalie Kosciusko-Morizet, comme le prédisent les sondages, l'élection se sera malgré tout transformée en fiasco pour la députée.
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L’élection se voulait un grand rendez-vous démocratique, un appel au rassemblement de la droite pour battre le PS après 13 ans de règne parisien : au final, la primaire UMP pour les municipales de 2014 s’est transformée en cacophonie nationale, frôlant le fiasco et la vindicte anti-Nathalie Kosciusko-Morizet. Cette dernière a dû subir les assauts de son propre camp, cible des critiques des anti-mariage gay, qui n’ont pas apprécié l’abstention de la maire de Longjumeau lors du vote de la loi Taubira à l’Assemblée, mais aussi de la Droite forte, soutenant ouvertement la défaite de NKM aux primaires. Même si cette dernière l’emporte dès le 1er tour, comme l’indiquaient les sondages, et même si la participation est finalement un peu plus élevée que prévue, l’élection aura un goût amer pour la favorite et ses trois concurrents.

Une primaire chaotique

Le déroulement du scrutin a été marqué par un enchaînement de bugs : bugs informatiques qui ont empêché certains militants de voter, possibilité de voter plusieurs fois en utilisant de fausses identités, soupçons de fraude, flou autour du choix du prestataire de service Docapost… Et pour couronner le tout, la demande du challenger Pierre-Yves Bournazel à peine le scrutin ouvert vendredi, de suspendre le vote, qui a fini de saper toute la légitimité du candidat qui sortira vainqueur de l'élection. Difficile en effet, suite à une primaire aussi chaotique, de se réjouir à l’UMP. Pourtant, dimanche, Jean-François Copé invité de Dimanche+ sur Canal+ a joué la carte de l’apaisement, se réjouissant d’avoir su dénouer la crise. « Apaiser, rassembler, nous y sommes parvenus », a déclaré le président de l'UMP, en soulignant que « l'objectif » était de « l'emporter face à la gauche à Paris ». 
À gauche justement, on se frotte les mains face à l’adversaire en difficulté. Interviewée dimanche sur France Inter, la candidate socialiste Anne Hidalgo ne cachait pas sa satisfaction de voir le chaos à l’UMP.  « La personne qui sortira de cette primaire partira affaiblie parce que le processus de vote est contesté », a-t-elle estimé.