Crèche Baby Loup : le licenciement de l'employée voilée annulé

Crèche Baby Loup : le licenciement de l'employée voilée annulé
Crèche Baby Loup : le licenciement de l'employée voilée annulé
Le licenciement de la salariée de la crèche Baby Loup de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) qui avait refusé d'ôter son foulard islamique au retour d'un congé parental a été annulé ce mardi par la Cour de cassation.
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La cour d’appel de Versailles avait confirmé par un arrêt le licenciement d’une employée voilée, décision annulée ce mardi 19 mars par la Cour de cassation, plus haute juridiction judiciaire. Celle-ci a en effet estimé que ce licenciement constituait « une discrimination en raison des convictions religieuses », chose interdite par le Code du Travail. L’employée avait été licenciée en 2008.

Fatima Afif avait été déboutée par deux fois : le conseil de prud’hommes de Mantes-la-Jolie (Yvelines) avait justifié son licenciement pour « faute grave » en lui reprochant son « insubordination caractérisée et répétée » en 2010. En octobre 2011, la cour d’appel de Versailles avait confirmé cette décision en jugeant que « les enfants n’ont pas à être confronté à des manifestations ostentatoires d’appartenance religieuse ». L’avocat de l’employée licenciée observe pourtant que « dans cet établissement situé dans un quartier populaire, on mange surtout halal ».

Mobilisation des défenseurs de la laïcité

Le feuilleton judiciaire avait soulevé une fois de plus le débat sur le voile islamique en entreprise : des enjeux de laïcité qui se confrontent avec la liberté religieuse des employés. L’affaire avait en outre mobilisé les défenseurs de la plus stricte laïcité : Manuel Valls (à l’époque député PS), comme la philosophe Elisabeth Badinter (marraine de la crèche Baby Loup) étaient favorables au licenciement de l’employée.

Victoria Houssay

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