Antigones : qui sont ces anti-Femen en robes blanches ?

Antigones : qui sont ces anti-Femen en robes blanches ?
Antigones : qui sont ces anti-Femen en robes blanches ?
Apparues samedi 25 mai lors d'une action devant les locaux parisien des Femen pour dénoncer leurs « méthodes totalitaires et manipulatrices », les Antigones seraient un « simple rassemblement de femmes » selon leur propre définition. Mais que sait-on exactement de ces femmes vêtues de robes blanches se revendiquant de l'héroïne de Sophocle ?
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Elles étaient plusieurs dizaines, samedi. Des « Antigones » vêtues de robes blanches, venues manifester à proximité du QG des Femen pour dénoncer leurs « méthodes totalitaires et manipulatrices ». « Nous nous opposons ainsi aux Femen, qui, telles des chiennes de garde, sont aux ordres d'une idéologie qui sape les bases de notre société et bafoue nos valeurs. Les Femen ont poussé le féminisme jusque dans ses retranchements les plus sordides, il est temps que cela cesse. »

À l’origine de ce mouvement, il y a Iseul, une jeune catholique de 21 ans ayant intégré pendant près de deux mois le mouvement des Femen. Dans une interview exclusive donnée à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, la femme décrit une organisation « opaque », sans idées et « narcissique » : « Elle y a vu un manque total de formation, camouflé par une unité d'action. Et des jeunes femmes françaises, simples pions, piégées et embrigadées par des militantes étrangères et de riches dirigeants voulant imposer des valeurs qui ne sont pas naturelles à notre société », écrivaient les Antigones dans un communiqué.

« Loin de toute considération politique ou confessionnelle »

Si elles ne sont pas les premières à critiquer les méthodes des Femen, on sait peu de choses de ce mouvement anti-Femen apparu il y a quelques jours. Ces Antigones se définissent en effet comme un « simple rassemblement de femmes » se revendiquant de l'héroïne de Sophocle, une « jeune femme qui a fait des choix, préférant suivre ses valeurs et la légitimité de la loi naturelle plutôt que d'obéir à des injonctions iniques ». Elles disent être « loin de toute considération politique ou confessionnelle » et revendiquent le « droit élémentaire et notre devoir fondamental à être des femmes à part entière. La femme a sa dignité, celle-ci ne passe pas par l'exhibitionnisme et l'hystérie. Elle passe par notre sagesse, notre calme et notre détermination à bâtir notre avenir ».

Mais très vite, cette indépendance revendiquée a été critiquée sur les réseaux sociaux. Iseul, qui n’est pas porte-parole du mouvement, a en effet déclaré, selon le HuffingtonPost, être contre la loi Taubira « qui présente de nombreuses lacunes » et contre la théorie du genre, « une aberration qui considère qu'on peut naviguer entre deux identités sexuelles ». Dans la vidéo adressée aux Femen, les Antigones revendiquent par ailleurs la complémentarité entre les sexes plutôt que l’égalité. Enfin, leur action du 25 mai peut être comparée pour certains à celles du Renouveau français, l’organisation d’extrême droite, qui avait envahi le local des Femen, à Paris le 8 mars dernier.

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