Le G20 fait front face à la crise grecque

Face au casse-tête de la crise de la dette en Grèce, les dirigeants des principales puissances mondiales tentent d’opposer un front uni. Suite à l’annonce de la baisse du taux directeur de la BCE et à la possible annulation du référendum grec, le G20 reprend espoir.
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Alors que les chefs d’Etat et de gouvernement des principaux pays riches et émergents sont réunis jusqu’à vendredi soir à Cannes, les soubresauts de la crise grecque accaparent tous les débats et font craindre une réaction en chaîne pour l’économie mondiale. « L'aspect le plus important de notre tâche au cours des deux prochains jours sera de résoudre la crise financière ici en Europe », a ainsi déclaré le président américain Barack Obama.
Cependant, deux bonnes nouvelles sont venues rassurer ce G20 : la Banque centrale européenne (BCE) a accepté de baisser son principal taux directeur de 1,25% face aux menaces de récession économique redynamisant ainsi des marchés en forte baisse. Autre mesure accueillie avec espoir par les membres du G20 : Athènes envisage de mettre en place un gouvernement d’union nationale.

En effet, face à la crise politique qui s'ajoute à la crise financière, l'opposition de droite grecque a appelé à la formation d'un gouvernement de transition pour « garantir » le plan de sauvetage, ce à quoi elle se refusait jusqu'à présent. Après que le Premier ministre Georges Papandréou ait déclaré hier que le référendum n’était « pas une fin en soi », il a reconnu que « l'enjeu pour la Grèce est de mettre en œuvre » le plan européen décidé la semaine dernière. Une annonce applaudie par les dirigeants du G20.

Ces deux bonnes nouvelles ont eu une répercussion directe sur les marchés qui sont repartis à la hausse vendredi matin. « Pour nous, ce sont les actes qui comptent », a toutefois mis en garde la chancelière allemande Angela Merkel. Elle a rappelé l'ultimatum posé mercredi soir par le couple franco-allemand à Georges Papandréou : les Européens et le Fonds monétaire international (FMI) ne verseront pas un centime du prêt de huit milliards d'euros pour la Grèce tant qu'Athènes n'aura pas adopté le plan anticrise de la zone euro.

Sollicité pour soutenir la zone euro, la Chine a par ailleurs prévenu que son aide dépendrait de la capacité de l’Europe à mettre en œuvre son plan de sortie de crise. Li Daokui, haut responsable de la Banque centrale de Chine, a indiqué que le soutien chinois peut atteindre 100 milliards de dollars, mais à condition d'avoir la preuve de l'efficacité du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Quant au G20, il devrait de son côté accepter dans le communiqué final du sommet, une possible augmentation des ressources du FMI, notamment pour faire face à une éventuelle aggravation de la crise.

Crédit photo : AFP/G20

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