Contraception : ces hommes qui sabotent préservatifs et pilules

 Contraception : ces hommes qui sabotent préservatifs et pilules
Contraception : ces hommes qui sabotent préservatifs et pilules
C’est une étude américaine qui l’affirme ; les hommes seraient de plus en plus nombreux à saboter la contraception de leur compagne afin que celle-ci tombe enceinte. Nom de ce phénomène : la coercition reproductive.
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Le sabotage, par les hommes, des méthodes de contraception de leur compagne afin que cette dernière tombe enceinte à son insu serait un phénomène de plus en plus courant aux États-Unis, selon les résultats d’une récente étude de l’université de Brown (Rhode Island). « Il peut s’agir d’hommes qui sabotent la pilule de leur partenaire, qui font pression pour qu’elle tombe enceinte ou même qui forcent leur femme à avorter », explique l’étude. Et parmi les 641 femmes âgées de 18 à 44 ans interrogées pour les besoins de cette enquête, 16% ont en effet affirmé avoir été victime d’un tel comportement de leur compagnon, d’ailleurs également appelé « coercition reproductive ». Un chiffre en nette augmentation puisqu’en 2010, elles n’étaient que 4,8% dans ce cas selon un rapport du Centers for Disease Control and Prevention.

Pour les auteurs de cette étude, cette hausse s’explique par le fait qu’un spectre de plus en plus large de la population serait concerné, comme l’observe le Dr. Lindsay Clark. « Il est frappant de constater que la coercition reproductive affecte des femmes de tous les niveaux socio-économiques et de tous les niveaux d'études. Elle ne touche pas seulement les femmes pauvres sans instruction », prévient-elle. Quant au docteur Elizabeth Miller, en février 2011, elle expliquait au New-York Times que « certains hommes utilisent des ruses afin de réduire l'efficacité des préservatifs, ou cachent les plaquettes de pilules contraceptives de leurs partenaires ». Et d’ajouter : « Certains ont un désir intense d'avoir une famille. Beaucoup d'entre eux ont fait l'expérience d'une famille instable et veulent construire quelque chose de mieux. »

Quoi qu’il en soit, les auteurs de l’étude encouragent les médecins à faire preuve de la plus grande vigilance afin de lutter contre ce phénomène. Ces recherches doivent ainsi les aider à identifier les patientes victimes de coercition reproductive afin qu’elles « puissent bénéficier de moyens de contraception plus sûrs, comme des dispositifs intra-utérins ou des injections contraceptives », par exemple.

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