Naomi Wolf : les femmes ne peuvent pas rivaliser avec le porno

Naomi Wolf : les femmes ne peuvent pas rivaliser avec le porno
Naomi Wolf : les femmes ne peuvent pas rivaliser avec le porno
Dans cette photo : Joseph Gordon Levitt
Le porno détruit notre vie sexuelle : c'est l'écrivaine féministe Naomi Wolf qui le martèle dans une tribune publiée par le Daily Mail. Selon elle, c'est la raison pour laquelle les couples britanniques font moins l'amour qu'avant. Pire encore, les conséquences du visionnage intensif de porno peuvent être dramatiques pour la santé.
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Le porno nuirait-il gravement à la santé ? Pour Naomi Wolf, écrivaine féministe, il n’y a pas l’ombre d’un doute. Dans une diatribe anti-porno publiée sur le Daily Mail, elle s’insurge contre les répercussions du X sur la santé. Tout part d’un constat : les Britanniques font moins l’amour aujourd’hui qu’avant (20% de rapports sexuels mensuels en moins qu’il y a dix ans). Un chiffre qu'elle lie à la « pornification » de la société.

>> Le porno est mort, vive le porno féminin ! <<

Ces hommes qui préfèrent YouPorn aux vraies femmes

« En tant que personne qui fait des recherches sur le sujet depuis plus de 20 ans, je crois que nous devons prendre au sérieux l’avènement de la pornographie », écrit-elle, « de nouvelles recherches montrent l’effet nuisible qu’il a sur le plaisir sexuel des hommes et des femmes ». Conséquence fatale : les relations des couples s’en trouvent affectées. Dans la ligne de mire de Naomi Wolf, l’addiction au genre. Portée au cinéma par Joseph Gordon Levitt dans Don Jon (sortie le 25 décembre), elle devient monnaie courante dans la vie réelle : l’écrivaine s’étonne de ces hommes qui préfèrent YouPorn et autres à la compagnie d’une vraie femme. Ne serait-ce pas généraliser une minorité ?

L’addiction au porno ruine-t-elle la vie sexuelle ?

Cependant, force est de constater que pour les accros au porno, l'explication est scientifique : la vision d’images pornographiques active la production de dopamine, un neurotransmetteur qui rend heureux. Mais à long-terme, cette réponse neurologique peut affecter les sensations et causer des dysfonctionnements sexuels. Si le stimulus fonctionne moins, il est alors logique de rechercher des images plus extrêmes pour retrouver le même niveau de dopamine qu’avant. En s’habituant à cette esthétique, la réalité – bien différente du porno – excite moins. Des hommes accros au porno confessent à Naomi Wolf avoir du mal à jouir ou à maintenir une érection.

Dans sa tribune, elle critique également les gestes issus du porno qui deviennent monnaie courante. « Des jeunes femmes me disent que se faire tirer les cheveux ou même légèrement étrangler est devenu courant pendant l’acte sexuel aujourd’hui ». Elle y voit une victimisation et une soumission des femmes, qu'elle oppose au féminisme. S'il est évident que dans le X, la femme n'est souvent qu'un objet, Naomi Wolf oublie le porno féminin, un genre qui gagne du terrain. Et pourrait réconcilier porno et féminisme ?

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