À 65 ans, cette mère de 13 enfants est enceinte de quadruplés

Annegret Raunigk en couverture de "Bild" le 12 avril 2015
Annegret Raunigk en couverture de "Bild" le 12 avril 2015
Elle est déjà grand-mère et pourtant, cette Allemande a fièrement posé en couverture de "Bild" pour annoncer qu'à 65 ans, elle allait à nouveau devenir mère... de quadruplés.
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Les grossesses tardives font souvent débat et il n'est pas rares que les médecins affirment que porter un enfant après 43 ans peut s'avérer très dangereux pour la mère comme pour l'enfant à naître. Pourtant, si, en France, les lois éthiques en la matière sont strictes, ce n'est pas le cas dans nombre de pays.

En Allemagne, un cas fait polémique depuis que Annegret Raunigk, 65 ans, a posé dimanche 12 avril en couverture du journal Bild, le plus lu en Allemagne. Déjà mère de 13 enfants et grand-mère de sept petits-enfants, cette femme a en effet annoncé qu'elle alllait à nouveau devenir mère après un essai réussi d'insémination artificielle, ajoutant qu'elle étaient enceinte de... quadruplés, les quatre ovules implantés ayant finalement été fécondés.

Elle voulait exaucer le souhait de sa fille de 9 ans, qui désirait un petit frère ou une petite soeur

"Cela a bien sûr été un choc pour moi", a ainsi déclaré la future maman, ajoutant cependant : "J'en ai parlé avec mon gynécologue (...), j'ai réfléchi et j'ai ensuite pris ma décision, que je connaissais déjà eu fond de moi", soit celle de garder les quatre enfants. Pourquoi avoir décidé de devenir mère à 65 ans ? Elle voulait exaucer le souhait de sa plus jeune fille de 9 ans, qui désirait un petit frère ou une petite soeur, a-t-elle ainsi expliqué.

En effet, la Berlinoise avait déjà créé la polémique il y a une dizaine d'années en donnant naissance, à 55 ans, à une petite fille.

Pendant un an et demi, pourtant, dix ans après, elle a à nouveau tenté l'expérience en se rendant à l'étranger, multipliant les inséminations artificielles.

Interrogé par Le Parisien, le professeur Philippe Deruelle, secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, a déclaré : "C'est de la folie. (...) C'est extrêmement dangereux pour cette femme comme pour les enfants à naître, avec des risques de séquelles majeures mais aussi de mortalité."