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“J’ai fait jouir plein de mecs, eux rarement” : Lio dégomme à plus de 60 ans le stéréotype de la “mal baisée”
Publié le 26 février 2026 à 20:00
Lio s’en prend l’espace d’une interview littéralement réjouissante au gros tabou de l’orgasme et du plaisir au féminin. Et envoie valser le stéréotype misogyne de la “mal baisée”. Mal baisée d’accord, mais à cause de qui au juste ? Telle est la question.
“J’ai fait jouir plein de mecs, eux rarement” : Lio dégomme à plus de 60 ans le stéréotype de la “mal baisée”
“J’ai fait jouir plein de mecs, eux rarement” : Lio dégomme à plus de 60 ans le stéréotype de la “mal baisée” Lio s’en prend l’espace d’une interview littéralement réjouissante au gros tabou de l’orgasme et du plaisir au féminin. Et envoie valser le stéréotype misogyne de la “mal baisée”. Mal baisée d’accord, mais à cause de qui au juste ? Telle est la question. Lio n’a jamais été aussi acerbe et surtout, aussi elle-même. Féministe et fière de l’être, et cela depuis toujours (au moins depuis les piques véhémentes dont elle faisait l’objet en défendant son amie Marie Trintignant, victime de féminicide), et désormais, dépourvue du moindre filtre. Même quand il s’agit d’aborder la sexualité, l’orgasme au féminin, le plaisir, la jouissance. Ainsi, elle dégomme volontiers les machos qui fustigent les “féministes mal baisées” en posant une bonne question : mal baisée d’accord, mais à cause de qui ? Face à elle, dans son dernier essai, l’autrice et documentariste Ovidie s’interroge à l’unisson, en dénonçant le slut shaming. Et la chanteuse de s’en prendre pareillement à ce gros paradoxe entre l’hyper sexualisation des femmes par les hommes, et les noms d’oiseaux dont font l’objet les femmes qui osent parler de sexualité ou assumer la leur, et la revendiquer. Mais il faut écouter pour comprendre.

Lio s’en prend l’espace d’une interview littéralement réjouissante au gros tabou de l’orgasme et du plaisir au féminin. Et envoie valser le stéréotype misogyne de la “mal baisée”. Mal baisée d’accord, mais à cause de qui au juste ? Telle est la question.

Lio n’a jamais été aussi acerbe et surtout, aussi elle-même. Féministe et fière de l’être, et cela depuis toujours (au moins depuis les piques véhémentes dont elle faisait l’objet en défendant son amie Marie Trintignant, victime de féminicide), et désormais, dépourvue du moindre filtre.

Même quand il s’agit d’aborder la sexualité, l’orgasme au féminin, le plaisir, la jouissance. Ainsi, elle dégomme volontiers les machos qui fustigent les “féministes mal baisées” en posant une bonne question : mal baisée d’accord, mais à cause de qui ? Face à elle, dans son dernier essai, l’autrice et documentariste Ovidie s’interroge à l’unisson, en dénonçant le slut shaming.

Et la chanteuse de s’en prendre pareillement à ce gros paradoxe entre l’hyper sexualisation des femmes par les hommes, et les noms d’oiseaux dont font l’objet les femmes qui osent parler de sexualité ou assumer la leur, et la revendiquer. Mais il faut écouter pour comprendre.

On tend volontiers l’oreille.

“Un homme m’a rarement fait jouir” : Lio s’en prend aux “mauvais coups” et évoque son plaisir au féminin

Lio étrille en quelque sorte les “mauvais coups”, les hommes qui s’intéressent guère au plaisir de leur partenaire féminine. Et il y en a des pelletées, à écouter l’interlocutrice caustique.

Laquelle y va de cette punchline jubilatoire : “Moi franchement j’ai toujours été bonne pour faire jouir les mecs, mais les mecs qui m’ont fait jouir, je les compte sur les doigts d’une main de Django Reinhardt, un musicien qui en a perdu deux !

A juste titre. En tout cas cette traversée du désert en terme d’épanouissement sexuel n’a en rien asséché sa créativité oratoire. Car personne ne balance des saillies comme Lio.

C'est dans la la nouvelle newsletter de la journaliste et journaliste Chloé Thibaud, autrice d’ouvrages sur les femmes dans la musique et le sexisme, une newsletter hebdo intitulée L'assertive, que vous pourrez retrouver quantité de ces répliques tranchantes et mordantes comme du Virginie Despentes. En plus, ça rime.

Ovidie, pour rappel, dénonçait tout récemment ce combo entre hyper sexualisation des femmes et critiques constantes sur le dévoilement de leur corps “indécent” façon Moyen Age, quand un rien suffit à vous vouer aux gémonies : “Quand on est une putain, aux yeux des gens, on reste toujours une putain : pour l'être, il suffit de se dénuder, de dévoiler son corps…

Aux yeux des gens quand tu es une putain, tu ne peux pas devenir mère, dès que tu dévoiles ton corps, ça vient annihiler tout le reste, du cinéma à la mode, partout ! Une femme qui se dénude ça fascine les gens. Et juste derrière il y a une volonté de la punir pour ça. On dénigre les femmes pour leur sexualité, présumée ou réelle. C’est toujours l’acte supposé qu’on nous fait payer, on est juste déshumanisées

D’où moult qualificatifs désobligeantes qui disent surtout l’incapacité des hommes à faire jouir. Tel que l’énonce avec une verve sulfureuse la grande Lio.

Par Clément Arbrun | Journaliste
Passionné par les sujets de société et la culture, Clément Arbrun est journaliste pour le site Terrafemina depuis 2019.
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