Mondialement, planétairement connue pour sa saga Harry Potter, JK Rowling l'est désormais presque tout autant pour ses saillies transphobes. C'est en 2018 qu'elle avait commis son premier "dérapage" en likant un tweet puant qualifiant les femmes trans d"hommes en robes". En réponse à la polémique, elle avait expliqué que ce like était accidentel. Tout en illustrant par la suite son adhésion au fond (rance) de ce message.
En 2020, l'écrivaine avait commis un tweet sans équivoque sur son avis sur les personnes trans. "Je suis sûre qu’on devait avoir un mot pour ces gens. Que quelqu’un m’aide. Fammes ? Fommes ? Fimmes ?", avait-elle "ironisé".
Pour se défendre de la polémique créée, elle avait ensuite déclaré que nier la réalité du sexe biologique effaçait les expériences des femmes du monde entier et éliminait la possibilité d'une attirance pour les personnes du même sexe. Prise de parole qui lu avait valu d'être qualifiée de transphobe et de TERF par les défenseurs de la cause.
JK Rowling avait commencé à prendre une position anti-trans plus active en 2021 en feignant de se questionner sur son blog : "Si le sexe n’est pas une réalité, alors ce que vivent réellement les femmes à travers le monde est effacé ?"
Et, comme l'a tristement rappelé Télérama, depuis, JK Rowling poursuit sa croisade transphobe. En 2025, elle a même créé un fond privé avec sa fortune personnelle destiné à, "offrir un soutien financier juridique à des personnes et des organisations qui luttent pour maintenir les droits des femmes fondés sur le sexe biologique dans le milieu de travail, la vie publique et les espaces féminins protégés".
Loin des valeurs d'inclusion et de justice qui parcourent son oeuvre, avec tous ces tweets et ses actions emplis de haines, la romancière britannique choque et déçoit toujours plus. Et nombreux fans qui avaient vu dans Harry Potter un hymne à la différence et à la diversité ont été laissés dévastés, trahis. "Je suis une femme trans et vos livres m’ont apporté du réconfort en grandissant. Je suis tellement déçue, mon cœur est brisé", écrit l'une d'elles, sur X.
Une déception qui laisse peu à peu place à la colère. Et aux questionnements : Harry Potter appartient-il toujours, à l'heure actuelle, à celle qui est malgré tout impliquée dans le projet HBO ? Dans un passionnant épisode, Affaires sensibles essaie de répondre à cette question. Et, en commentaires, les internautes offrent déjà un avis tranché : Exit "la transphobe", "Harry Potter appartient à ses fans".
Pour ne soutenir d'aucune manière l'autrice et ne pas continuer de faire amplifier sa fortune, certains ont trouvé la parade. Ils achètent ses livres d'occasion. Mais le malaise reste là. Et la question elle, demeure brûlante : faut-il boycotter JK Rowling ?