Dans les années 2 000, son titre avait fait grand bruit. Et pour cause : dans une époque qui manquait cruellement de voix féminines (et féministes) pour dénoncer le harcèlement de rue, elle avait proposé une chanson tout en rage et en humour où elle tirait à boulets rouges sur ces fameuses pratiques consistant à nous interpeller à chaque coin de rue pour nous demander du feu, une cigarette, puis notre numéro de téléphone.
Mais il semblerait, que, pour certaines, le temps fasse faire des virages étonnants... Car, après avoir chanté son exaspération pour les "cons" qui "perdent leur cédille", Koxie se positionne politiquement et rallie... Sarah Knafo, candidate d'extrême droite aux élections municipales de Paris.
Dans les colonnes de Paris Match, Laure Cohen de son vrai nom, a dévoilé les coulisses de son coup de foudre envers celle qui voyage pour 4,5 euros par mois dans les métros parisiens. "J'ai contacté Sarah Knafo il y a un an parce que je suis coach en prise de parole et que je trouvais les siennes brillantes. Je lui ai écrit un message sur Instagram pour le lui dire et lui proposer un café à l'occasion", a-t-elle retracé.
Apparemment, leur rencontre a ressemblé à un coup de foudre. Elle s'est muée, d'abord, en "admiration", puis, en collaboration, puisque Koxie a annoncé le 18 février rejoindre les bancs de la candidate "sans étiquette" de 32 ans.
Ce qui l'a particulièrement séduite ? La personnalité de la vice président de parti Reconquête d'Éric Zemmour. "C'est une personne qui est vraiment capable, et brillante, et qui a cette capacité de régler les problèmes, de mettre les parisiens en sécurité, et voilà, c'est quelque chose qui me touche profondément !", a-t-elle louangé sur I24.
Elle aurait aussi été particulièrement conquise par le programme "sans blaba" et "simple, pragmatique et concret" de la candidate. Le programme en question ? Une ville "heureuse", dixit Sarah Knafo. Ville où régnerait "propreté", "liberté", mais aussi, bien-sûr, "sécurité". "Ensemble, faisons de Paris une ville heureuse : sécurité, propreté, liberté", écrit la femme politique sur son site.
Sur les réseaux sociaux, les fans de l'artiste ont commenté ce ralliement. Certains se disent très "déçus", mais ne se montrent pas si surpris que ça. Regardant le clip avec des lunettes d'aujourd'hui, ils jugent qu'au fond, ce revirement était prévisible. Certains estiment en effet que la chanteuse était raciste depuis toujours. Pour plusieurs analystes, dans son clip "Garçons", tout "était déjà là". Pour preuve, dans ce dernier, on aperçoit déjà les prémices de clichés racistes et classistes : une fille blanche dans une belle voiture, et un homme noir, caricature du "mec de banlieue", qui harcèle. Des images et un discours tristement discriminatoires, qui font étrangement penser à celui véhiculé par un certain candidat à la présidence, dix ans après, en 2022...
"Je suis apolitique. Mon engagement est sans étiquette. Ce sont des élections municipales, Sarah ne se présente pas comme candidate Reconquête! mais comme Knafo pour Paris. Si elle devait représenter son parti ailleurs, ça se discuterait. Mais je la rejoins aujourd'hui pour un programme dont je suis l'ambassadrice. Ce qui m'intéresse, c'est la vie des gens. Je n'ai pas d'agenda et je ne veux pas devenir une femme politique", se défend toutefois la principale concernée. Pas sûr qu'elle convainque.