Le bar londonien où on sniffe un brouillard d'alcool

Des clientes de l'Alcoholic Architecture.
Des clientes de l'Alcoholic Architecture.
L'ivresse sans lever le coude, c'est dorénavant possible à Londres. "Alcoholic Architecture", un bar récemment ouvert dans la capitale britannique, permet à ses clients d'inhaler des nuages d'alcool moyennant finance. Une nouvelle méthode de consommation qui n'est pas du goût des professionnels de la santé.
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"Les vapeurs de l'absinthe m'embrument", chantait Barbara dans son titre hommage à Verlaine et Rimbaud. Aujourd'hui les Londoniens, poètes ou pas, peuvent à leur tour humer les effluves d'alcool après l'ouverture d'un bar où il est possible de respirer un brouillard d'alcool et des vapeurs de cocktail.

En effet, "Alcoholic Architecture", un établissement situé dans le quartier de Borough Market, offre la possibilité à ses clients de sniffer un nuage d'alcool constitué, au choix, de Chartreuse, de bières trappiste ou de vin. La mixture, composé d'un tiers d'alcool, est balancée dans le bar par l'intermédiaire d'humidificateurs. Résultat, le dress code est plutôt sommaire : poncho en plastique pour tout le monde !

Un smog éthylique que les clients peuvent assimiler, durant 50 minutes et en l'échange de 10 livres (environ 14 euros) par les poumons et les globes oculaires. Et le nuage a de quoi vous plonger dans la brume puisque les clients du bar n'auraient qu'à boire 60% de leur consommation habituelle au comptoir pour ressentir l'ivresse atteinte avec celle-ci en temps normal.

Le nuage de l'"Alcoholic Architecture".

Sensations garanties aux dires de l'un des concepteurs du lieu, Sam Bompas, qui expose dans les colonnes de The Independent les effets de l'alcool du nuage allant "directement dans la circulation sanguine en contournant le foie". Reste que cet afflux rapide et massif d'alcool au cerveau n'enchante pas vraiment les professionnels de la santé. "Cela peut potentiellement causer des dommages graves au cerveau, notamment chez les jeunes dont le cerveau est encore en développement", alerte le Dr William Shanadhan, psychiatre spécialiste des addictions.

Reste à savoir si le pays du binge drinking avait réellement besoin d'un biais supplémentaire pour consommer de l'alcool.