Minijupes et décolletés proscrits au lycée Branly de Nogent-sur-Marne
Publié le 12 septembre 2012 à 18:36
Les élèves du lycée Branly de Nogent-sur-Marne (94) n'auraient plus le droit de porter mini-jupes et décolletés, un ordre officieux du directeur d'établissement qui n'apparaît pas pour l'instant dans le règlement intérieur. Parents d'élèves et jeunes concernées tentent de comprendre cette radicalisation.
Minijupes et décolletés proscrits au lycée Branly de Nogent-sur-Marne Minijupes et décolletés proscrits au lycée Branly de Nogent-sur-Marne


Qui dit nouvelle direction, dit nouvelles règles : les élèves du lycée Branly à Nogent-sur Marne, dans le Val-de-Marne, l’ont bien compris. L’arrivée d’un nouveau chef d’établissement à la rentrée il y a quelques jours sonne le glas des mini-jupes et des décolletés. En effet, selon Le Parisien, des consignes pour l’instant orales, auraient été transmises aux surveillants et aux professeurs pour inspecter la tenue des élèves de ce quartier chic de banlieue parisienne à leur arrivée dans l’établissement : « Le prof nous a dit : Ce n’est plus les vacances, vous laissez les shorts à la maison », rapporte une élève. « Fini les jupes, les débardeurs et les décolletés plongeants au lycée. On nous demande de nous changer pendant la pause du midi si on n’est pas correctement habillées », révèle une autre.

Pourtant, aucune modification du règlement intérieur qui précise seulement « qu’une attitude correcte et une tenue décente sont toujours exigées. Le port du couvre-chef ne respecte pas les convenances habituelles ». Les parents d’élèves, heurtés par ce nouveau mode de fonctionnement, doivent se réunir samedi pour convenir de la suite à donner à cette affaire : « Nous n’avons pas d’écrit. Une rencontre doit avoir lieu et, si rien n’est stipulé dans le règlement intérieur, ces consignes orales ne pourront pas perdurer », assure Dominique Mathonnet, président de la Fédération des Parents d’Elèves de l’Enseignement Public (PEEP) du lycée.

A l’heure actuelle, la direction du lycée Branly n’a donné aucune information concernant ces allégations. Seul le Syndicat des chefs d’établissement (SNPDEN) a rappelé que le terme « tenue décente » était laissé à l’appréciation du chef d’établissement tout en précisant qu’« interdire un vêtement en particulier pourrait être attaquable au tribunal administratif pour atteinte à la liberté individuelle ».


Laure Gamaury


Crédit photo : iStockphoto

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Par La rédaction | Journaliste
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