Julio Iglesias est aujourd’hui accusé de viols par plusieurs femmes, qui témoignent dans une enquête de première importance relayée par la presse internationale et menée auprès de quinze anciennes employées, lesquelles dénoncent à l’unisson «un trafic d’êtres humains à des fins d’imposition de travail forcé et de servitude» ainsi que des faits «de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle» où s'entremêlent violences physiques et sexuelles.
Que nous révèle au juste cette enquête du journal espagnol El Diario, en collaboration avec Univision Noticias ? Les propos sont particulièrement accablants : “j’étais son esclave”, “Il m'utilisait presque toutes les nuits”, “Il me mettait les doigts partout”, “Je me sentais comme un objet”, lit-on au gré de ces paroles de plaignantes, lesquelles ont porté plainte auprès du parquet de l’Audience nationale avec le soutien de l’ONG de défense des droits des femmes.
Et cela ne s’arrête pas là.
On vous résume les faits.
Julio Iglesias est accusé non seulement de violences sexuelles, mais plus encore de traite d’êtres humains. Ses employées dénoncent des agressions physiques et sexuelles permanentes. C’est ce que relatent les enquêtes des journaux espagnols. Au gré de divers témoignages accablants qui ont pour but de mettre en lumière ce qui s'envisage comme un véritable système d'oppression.
Autre prise de parole à ce titre, celle de l’une des rares employées à avoir osé s’exprimer plus longuement auprès des journaux espagnols dans un témoignage détaillé : “Nous étions à la plage, il s’est approché de moi et m’a touché les tétons. Vous ne pouvez pas vous plaindre. Il menace de vous licencier et vous rappelle constamment que travailler pour lui est un privilège, vous rappelle en permanence les règles de ce que vous pouvez ou ne pouvez pas faire”.
En outre, c’est tout un système de violences présumées mais aussi de menaces diverses qui est fustigé, celui qui aurait pris place dans les propriétés du chanteur, désignées par les victimes présumées comme des “maisons de l’horreur”, propriétés qui auraient banalisé en leur sein, un calvaire fait «de pénétrations, d’attouchements, de gifles et des humiliations physiques et verbales» subies par les employées du chanteur.
“Les anciennes collaboratrices d’Iglesias ont fourni aux journalistes des documents professionnels, des photographies, des enregistrements, des messages WhatsApp, des registres d’appels et des demandes de permis de séjour de Julio Iglesias auprès des gouvernements espagnol, bahaméen et dominicain”, détaille encore Libération à ce sujet.
Des révélations tout simplement glaçantes.
On rappelle qu’il y a 20 ans de cela, le chanteur embrassait de force Flavie Flament dans une séquence qui a choqué la Toile lors de son partage massif, sur TikTok notamment, où la redécouverte de ses images, près d’une décennie après les prémices de MeToo, n’a laissé personne insensible. Du harcèlement et de l’agression sexuelle approuvée par le PAF, en pleine époque "Méthode Cauet", au début des années 2000.
Dans un extrait d'émission musicale diffusée sur la première chaîne et abondamment relayé sur la Toile ces derniers mois, on voit effectivement l'une des (alors) stars de TF1, l'animatrice Flavie Flament, faire face aux assauts répétés de... Julio Iglesias. Tout sourire et sans prendre en compte la réticence de son interlocutrice, il tente de l'embrasser sur la bouche. Puis lui prend le bras. Puis réitère son attitude plus que déplacée. Bien des internautes décrivent une attitude de "prédateur" à la révision de cette séquence qui nous fait dire que, non non, ce n'était pas mieux avant.