4 téléfilms de Noël pas débiles à mater sur Netflix

4 téléfilms de Noël pas débiles à mater sur Netflix
4 téléfilms de Noël pas débiles à mater sur Netflix
Adieu les productions Hallmark sexistes (qu'on savoure quand même avec un recul considérable, restons honnête), bonjour les créations qui ne nous ramollissent pas trop le cerveau. Quatre d'entre elles, précisément, ont retenu notre attention sur Netflix.
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Que serait la période de Noël sans ses histoires à l'eau de rose entre deux quasi inconnu·e·s, et ses baisers grotesques sous un paquet de neige artificielle ? Pas grand-chose, on est d'accord. Et qu'on se le dise, cette réalité divise.

La simple idée de se taper 1h30 de mièvrerie sur fond de Jingle Bells semble ainsi scinder le public en deux clans : celui qui préférerait manger du foie gras avarié (ou du foie gras tout court) plutôt que de subir cette torture, et celui qui a déjà foncé sous son plaid pour savourer la délicieuse nullité qui s'apprête à passer sur l'écran.

Peu importe sa team, on peut s'accorder sur un point : ça ne nous ferait pas de mal de s'épargner une flopée de dialogues niais pour apprécier des intrigues un peu plus modernes. Voire des répliques carrément drôles, si on ose rêver.

Parce que c'est aussi notre rôle de vous combler comme on peut, voici 4 téléfilms qui élèvent le niveau, à rattraper ou à découvrir sur Netflix. (Un conseil qui toutefois vaut pour l'ensemble avant de lire : ne vous fiez pas à l'originalité inexistante des titres). Bon visionnage !

Que souffle la romance

On démarre avec notre préféré. La trame est plutôt commune : Peter (Michael Urie), jeune créatif dynamique de Los Angeles, a prévu de rentrer chez ses parents dans une petite ville du New Hampshire pour les Fêtes et, pour une fois, il viendra accompagné. L'excitation est palpable - à la fois celle d'être en couple et de présenter celui qui partage sa vie à ses proches - mais manque de bol, de courte durée : le petit ami est marié... à une femme.

Dévasté par cette double vie qui le relègue au titre d'éternel célibataire, ce qu'il souhaiterait changer au plus vite, le protagoniste implore son meilleur pote et coloc Nick (Philemon Chambers) de venir avec lui et de prétendre être sa moitié. L'intéressé accepte la première partie du deal (le Noël en famille) mais refuse la seconde (le mensonge).

S'en suit une romance aussi prévisible que joyeuse, réconfortante et source de papillons dans le ventre. Tout ce qu'on mérite et plus encore, puisque le résultat peut se targuer de deux bons points non négligeables : 1/ il y a Jennifer Coolidge au casting et 2/ la représentation de cette love-story gay ne tourne pas autour d'un coming-out.

"Hollywood devrait se rappeler que les personnes queer ne se définissent pas uniquement par leur coming-out", écrit à ce sujet le média LGBTQIA+ Advocate, "et qu'il existe des histoires bien plus intéressantes à explorer qui vont au-delà de la révélation de l'identité d'une personne." C'est chose faite ?

Un château pour Noël

Sophie Brown (Brooke Shields) est l'autrice d'une saga à succès qui vit sa meilleure vie à New York... jusqu'à ce qu'elle décide d'assassiner, sur le papier, le love interest de son personnage principal. Et puis aussi de vriller en direct à la télé. Le genre de scandale qui lui vaut pléthore de critiques acerbes, et lui donne envie de se cacher dans un trou en attendant que l'orage passe.

C'est l'occasion que saisit sa fille pour lui rappeler que son père avait l'habitude de lui raconter des histoires sur un château perdu dans un petit village en Ecosse, c'est même ce qui a donné à notre héroïne sa vocation de romancière. Ni une, ni deux, elle embarque dans le prochain avion et se retrouve au milieu des moutons au nord d'Edimbourg.

Sur place, elle se lie d'amitié avec un club de tricot aux membres attachants et finit par acheter ledit château. Parce que oui, il y a des gens qui, lorsqu'ils partent en vacances, peuvent se permettre de craquer pour une résidence secondaire de 12 chambres. On a dit que c'était plus moderne, pas réaliste. Justement, on y arrive : le propriétaire n'est autre que le duc de Dunbar (Cary Elwes), grincheux d'abord, tendre ensuite, amoureux enfin.

Rien de bien original, si ce n'est l'âge de l'acteur (59 ans) et de l'actrice (56 ans). Un écart minime et une amourette mignonne entre quinquas assez rare pour être remarquée - et s'y intéresser de plus près.

Flocons d'amour

Sorte de coming of age movie sauce Noël, Flocons d'amour (Let it Snow en VO) retrace quelques jours dans la vie d'un groupe de lycéen·ne·s américain·e·s lorsque leur ville est prise au piège d'une tempête de neige. Attirance, amour, amitié, les liens se renforcent, les sentiments se dévoilent, et les occasions ne manquent pas d'injecter quelques touches d'humour typiques du genre et du pays.

On ressort ému·e - avec l'envie de raccourcir certaines scènes, mais ému·e - de ce film chorale qui finit forcément bien, et s'attarde sur des problématiques actuelles, nettement moins attendues (et chiantes) que le classique "comment vais-je faire pour que mon magasin de pain d'épice traditionnel ne soit pas racheté par le méchant promoteur immobilier ?", qui fait légion dans les productions habituelles.

Sur Allociné, un·e internaute anonyme (et emballé·e) commente : "Tout au long du réveillon, on suit plusieurs personnages traverser des bons et des mauvais moments. Des rencontres, de l'amitié, de l'amour, de l'espoir, des paysages enneigés... bref, une ambiance hivernale idéale". On plussoie.

Noël avec le père

Le petit dernier de la liste nous emmène au Royaume-Uni, au coeur d'une famille complètement névrosée et propriétaire d'un manoir ancestral gigantesque (ce qui n'est pas indissociable).

Celle-ci est composée de quatre soeurs - Caroline Christmas (Nathalie Cox), Joanna Christmas (Liz Hurley), Vicky Christmas (Talulah Riley) et Elizabeth Christmas (Caroline Quentin) - qui vont vite devoir résoudre leurs différends lorsque leur père (Kelsey Grammer), aux abonnés absents depuis des lustres, se pointe pour célébrer Noël l'air de rien. Avec sa copine américaine de leur âge.

Au programme : de l'humour anglais, des secrets, des malentendus, des incidents, et un accent qui nous donne envie de traverser la Manche pour un week-end. Au vu de la situation sanitaire, on attendra tout de même l'année prochaine, et on se consolera devant la télé en bossant notre vocabulaire. Happy New Year !