Faudrait-il adopter le masque en soie contre le coronavirus ?

Faudrait-il adopter le masque en soie contre le coronavirus ?
Faudrait-il adopter le masque en soie contre le coronavirus ?
D'après une étude américaine, les masques en soie seraient plus efficaces, permettraient une meilleure respirabilité, moins d'humidité et préserverait davantage des poussées de boutons sur le visage que le coton ou le polyester.
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Le masque est fortement recommandé par l'Académie de médecine depuis le confinement, obligatoire dans les lieux clos et dans les rues de nombreuses villes de France, depuis fin août. S'il constitue l'un des moyens les plus efficaces d'endiguer l'épidémie de Covid-19, son port peut aussi s'avérer inconfortable au quotidien, surtout lorsqu'on doit l'enfiler toute la journée.

Acné, difficulté à respirer pendant ou après l'effort... Nombreux·se·s sont ceux·celles qui, sans remettre en question sa nécessité, constate les effets secondaires ou immédiats indésirables du dispositif. Heureusement, il se pourrait qu'une solution existe pour combiner protection et sensation agréable : la soie.

Selon une étude américaine réalisée par des chercheur·se·s de l'université de Cincinnati, dans l'Ohio, lorsqu'on le compare au coton ou au polyester (largement utilisés par les fabricants de masques), le tissu naturel serait ainsi plus efficace face au Covid-19, puisqu'il "contient des propriétés antimicrobiennes, antibactériennes et antivirales naturelles qui pourraient aider à éloigner le virus", expliquent les scientifiques.

"Des études ont montré que le cuivre, en particulier, peut tuer les bactéries et les virus au contact. La soie contient du cuivre. Les papillons de nuit domestiques mangent des feuilles de mûrier. Ils incorporent ainsi le cuivre de leur alimentation dans la soie."

Une alternative plus respectueuse de la peau

La soie repousserait par la même occasion l'humidité plus activement. Un avantage considérable puisque le coronavirus se transmet principalement par la projection de micro gouttelettes respiratoires, analysent les auteur·ice·s. Côté inflammation de l'épiderme et éruptions cutanées, la douceur de la matière apporterait également une solution plus adaptée aux peaux sensibles, asséchées et ternies par l'accessoire.

"Les troubles cutanés n'engagent jamais un pronostic vital", rassure la dermatologue Dre Radostina Bachvarova auprès de l'Est Républicain. "Mais le masque peut être responsable d'irritations liées aux frottements ou encore si vous êtes intolérant à un ou plusieurs composants du masque en tissu ou néoprène." D'ailleurs, "le frottement, associé à la chaleur et à l'humidité, abîme la barrière cutanée ce qui aide les agents pathogènes à proliférer. A l'exception du psoriasis, toutes les pathologies cutanées (acné rosacée, dermatite atopique...) sont liées à l'endommagement de cette barrière."

S'il ne s'agit en aucun cas de tomber le masque, accessoire aujourd'hui indispensable pour se protéger et protéger les autres durant l'épidémie de Covid-19, ces explications permettront d'investir dans des modèles plus respectueux de notre visage. Il n'y a plus qu'à.