Elles racontent leurs histoires de rencards si pourris qu'ils en sont drôles

7 des pires histoires de dates racontées par des femmes
7 des pires histoires de dates racontées par des femmes
Pour vous prouver que vous n'êtes pas les seules à galérer dans le monde impitoyable du célibat, voici 7 histoires de dates catastrophiques.
A lire aussi

On a fait un sondage autour de nous pour connaître les histoires de rendez-vous croustillants de nos amies, qui mêlent horreur, pathétisme et fous rires quand on y repense aujourd'hui. La cuvée est délicieuse.

1- Celui qui était mauvais perdant

"Mon premier et seul rendez-vous sur l'appli de rencontres Bumble était avec un mec qui m'a fait attendre à l'extérieur de sa salle de sport pendant une demi-heure alors qu'il s'entraînait, et qui m'a aussi fait faire de la musculation. J'aurais dû partir, mais j'ai été polie et j'ai attendu.

Il a insisté pour m'emmener prendre une tasse de thé (alors qu'on était vendredi soir et que j'avais envie d'une bière) dans un hall d'hôtel déserté, et il a commencé la conversation en me précisant qu'il n'aimait pas "faire la conversation" (super). S'en sont suivis une heure de questions inconfortables (il m'a demandé de lui raconter comment j'ai perdu ma virginité dans les 10 minutes qui ont suivi notre rencontre) et un jeu surprise de Puissance 4 qu'il avait installé pendant que j'étais aux toilettes.

J'ai gagné - et il m'a traitée de connasse."

Fleur, 28 ans

2- Celui qui confondait empathie et R'n'B

"J'ai eu un date le soir de l'enterrement de mon grand-père et le mec m'a parlé pendant deux heures du vide que laissait en lui la mort du rappeur XXX Tentacion, survenue quelques jours plus tôt. J'ai réussi à le faire changer de sujet seulement quand il a commencé à faire l'inventaire de ses produits Apple et de pourquoi ils étaient indispensables."

Louise, 20 ans

3- Celui qui se déguisait en chien

"Après une rupture douloureuse, je décide d'accepter le rendez-vous d'un mec rencontré il y a un moment sur une appli. Première déconvenue en le retrouvant : il est plus petit que moi. C'est superficiel mais tout le monde a ses critères, certains mecs n'aiment pas les femmes avec des formes ou pas assez, moi les mecs qui font ma taille ou plus petits que moi (je fais 1m70), j'ai du mal. En tout cas, pour que je passe outre, il faut vraiment qu'ils me plaisent.

Deuxième déconvenue : le mec a fait péter le costard. Trop grand, le costard. Et il était au chômage donc il n'avait même pas l'excuse de travailler à La Défense pour avoir mis un costard. Bref, je ne me rappelle plus de ce qu'il fait dans la vie donc je lui redemande. Et là, il me dit qu'il est actuellement au chômage car ça s'est mal passé avec ses anciens employeurs, notamment parce que 'tu sais comment ils sont, les juifs'. Bien évidemment, j'ai failli m'étouffer avec mon verre, et j'ai essayé de le faire aller au bout de son antisémitisme en jouant la carte naïveté : 'Ah non non je sais pas, dis-moi'.

Il a rougi, bafouillé et changé de sujet, et moi j'ai commencé à chercher une excuse pour me barrer de cet enfer. J'ai hésite à faire semblant d'aller aux toilettes pour partir en courant mais je me suis dit 'bon, tu vas trouver une excuse, mais ne fais pas ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse', donc je reste.On continue à discuter vite fait, et je sais pas pourquoi on commence à parler de certains de mes potes qui sont youtubers. Il me dit : 'Ah mais c'est marrant moi aussi, j'avais une chaîne YouTube, une chaîne d'humour'. Bien sûr, vu l'énergumène, je commence à transpirer en m'attendant au pire quand je demande : 'Ah... quel genre d'humour ?'

Il me répond : 'Tu connais Rémi Gaillard ?' Moi, intérieurement : 'Frérot, on est en 2016 t'es sérieux ?' Moi extérieurement : 'Euh, oui oui'. Lui, tout fier : 'Bah je faisais comme lui parfois, genre une fois je faisais semblant de me prendre pour un chien et je marchais à 4 pattes dans la rue et je sentais le cul des gens (rires)'. Et là, j'ai rien su dire d'autre que 'ah merde je viens de me rappeler que j'avais une réu hyper importante à 8h demain matin, je dois y aller'."

Margaux, 27 ans

4- Celui qui se croyait à l'hôtel Ibis

"J'ai eu quelques super rencards avec un mec, on a beaucoup ri et on s'est embrassé·es. Je lui ai préparé le dîner chez moi et après avoir couché avec lui, il s'est plaint que je n'avais pas de couette convenable, que l'eau de ma douche était trop dure, que ma serviette n'était pas assez grande, que je ne lui avais pas fait un bon café et que je n'avais pas prévu de petit déjeuner gourmet à base de granola aux fruits rouges. Je ne suis pas un putain d'hôtel ! Inutile de dire qu'on ne s'est pas revu·es."

Elsa, 30 ans

5- Celui qui était en retard

"Ce mec était si beau ! Il avait de super photos de profil et j'étais si nerveuse. La conversation qu'on avait eue avant de se voir était formidable. Un premier rendez-vous sympa, un baiser sympa et il voulait qu'on se revoie. Seulement voilà, c'était trop beau pour être vrai. J'avais déjà galéré à ce qu'on se retrouve pour un premier rendez-vous et la deuxième fois, il m'a posé un énorme lapin. Le dernier message qu'il m'a envoyé disait qu'il était "en retard" et puis rien de tout le week-end.

Mais le pire, c'est que je l'ai recroisé dans le métro - c'est un peu le piège avec les applications de rencontres, elles vous matchent avec des gens près de votre emplacement. Je l'ai confronté et il m'a dit que son téléphone n'avait plus de batterie et que je n'étais pas "obligée de lui parler" et à ce moment-là, je l'ai trouvé si laid. J'ai juste répondu "huh huh" en gardant la tête la plus haute possible et je me suis éloignée."

Isabelle, 29 ans

6- Celui qui aimait le partage

"J'avais rencontré Jean dans un bar que je devais tester pour le boulot, on était assez saoul·es et on s'est embrassé·es après un énième cocktail. Je suis rentrée chez moi en taxi, et il m'a contactée le lendemain. Je ne sais pas pourquoi mais je n'avais pas vraiment envie de le revoir, alors j'ai décliné sa proposition. Il m'a envoyé un message par mois environ pendant six mois pour me proposer de "m'inviter au resto", donc j'ai fini par accepter - en me disant que sa persévérance était louable.

Je l'ai retrouvé dans le resto chic de son choix, et il a attaqué la conversation en parlant politique (c'était l'époque des élections présidentielles de 2017), ce qui ne m'a pas dérangée, au contraire. Rapidement, on se rend compte qu'on est loin d'être d'accord : il vote Fillon, je suis de gauche. Ça ne pose évidemment pas de problème, ça anime même le débat. Quand il me sort qu'il faut que je souris parce que je suis moins belle quand j'ai l'air triste, et qu'il traite les serveurs comme des chiens, en revanche, ça pose problème.

Cerise sur le gâteau, au moment de l'addition (alors qu'il m'avait clairement précisé qu'il m'inviterait puisque j'étais fauchée comme les blés), quand il comprend que je ne vais pas rentrer avec lui, il me lance un : 'On divise la note ? Comme c'est votre truc à vous, les socialistes, le partage'. La punchline était bien trouvée, mais l'arrogance du mec m'a dégoûtée. J'ai sorti ma carte bleue puis j'ai feint l'oubli de téléphone pour qu'il me commande un Uber et j'ai fait des tours de mon quartier pour faire grimper la facture avec la complicité du chauffeur. Je n'ai jamais eu de nouvelles."

Manon, 36 ans

7- Celui qui voulait faire carrière dans l'impro

"Je rentrais chez moi après le boulot, le coeur un peu lourd de n'avoir rencontré personne ce jour-là alors que mon horoscope me l'avait promis. "La journée n'est pas encore finie !", m'avait rappelé une amie. C'était vrai, et c'est d'ailleurs pourquoi quand Samuel m'a draguée dans la rue, je me suis laissée tenter. Il était chic, en costard - je me suis dit qu'il sortait aussi du bureau -, il m'a donné rendez-vous plus tard dans la semaine. Le genre de situation dans laquelle je ne me serais jamais retrouvée si je n'avais pas décidé de suivre ce stupide horoscope.

Arrive le soir du rendez-vous, un samedi, il est toujours en costard. Je ne comprends pas vraiment ce qui passe par la tête des hommes qui pensent qu'on trouve ça chic, mais chacun ses goûts. On se pose en terrasse et commence l'interrogatoire type entretien d'embauche où je sentais clairement que je devais le convaincre qu'il ne gaspillait pas son temps.

Au bout de quelques minutes, il lance ce qu'il pensait sûrement être l'idée du siècle : faire un exercice d'impro où l'on doit chacun dire une phrase qui complète celle de l'autre jusqu'à raconter une histoire. Il me dit qu'il prend des cours depuis un mois, que c'est ça la vraie vie, se sentir libre sur scène et pas bosser en finance comme il le fait au quotidien. J'espère que son discours n'était pas mis en scène car ça ne m'a pas touchée un instant. Mais j'accepte quand même de me prêter au jeu - sans doute pour l'empêcher d'épiloguer sur la façon dont 'les gens ne savent plus vivre dans l'instant présent de nos jours'. C'était chiant, je passe à autre chose avant qu'il me propose une deuxième session.

Le rendez-vous s'arrêtera net 30 minutes plus tard quand il m'annoncera que son fantasme ultime est, je cite, de 'prendre en levrette une meuf du XVIe arrondissement de Paris en chantant l'Internationale'".

Mathilde, 31 ans

Sex and the City
Sex and the City

Ça se comprend.