Si vous avez encore zappé votre séance de gym, c'est à cause de votre cerveau

Si vous avez encore zappé votre séance de gym, c'est probablement à cause de votre cerveau
Si vous avez encore zappé votre séance de gym, c'est probablement à cause de votre cerveau
Qui n'a jamais renoncé à sa séance de gym pour un verre entre ami·es ? Rassurez-vous, vous n'êtes pas la seule. C'est scientifiquement prouvé.
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"Ce soir, je peux pas, j'ai séance de fitness". Avouez que même quand c'est vous qui la servez, cette excuse n'est pas vraiment crédible. D'ailleurs, vous vous sentez légèrement honteux·se d'avoir dîné au resto hier alors que vous aviez prévu d'aller transpirer à la salle de sport.

Vous avez beau connaître les bienfaits de l'activité physique régulière pour le corps et le mental, à chaque fois c'est la même chose : une flemme monstre vous envahit à l'idée de vous y mettre, mais vous ressentez une sensation de satisfaction dès que vous êtes en action.

Ce phénomène touche la plupart d'entre nous. Comment l'expliquer ? Des neuropsychologues canadiens de l'Université de Colombie-Britannique se sont penchés sur la question. Leurs recherches ont été publiées mi-septembre dans la revue Neuropsychologia, ainsi que sur le site de l'université.

Bouger implique une intense activité cérébrale

Les scientifiques ont demandé à un groupe de jeunes adultes de faire effectuer plusieurs déplacements à un avatar sur un ordinateur. Les neuropsychologues ont projeté des images, une par une, qui montraient des petits personnages en train de pratiquer une activité physique ou de se reposer.

Les sujets devaient déplacer l'avatar le plus rapidement possible vers les photos d'activité physique et s'éloigner des photos d'inactivité physique (et vice-versa). Dans le même temps, les électrodes enregistraient ce qui se passait dans le cerveau des participants.

Ces derniers étaient généralement plus rapides à se déplacer vers les images impliquant des activités physiques et à s'éloigner de celles suggérant l'oisiveté. Mais les électroencéphalogrammes (lectures d'activité cérébrale) ont montré que bouger nécessitait un travail plus intense du cerveau.

"Notre étude démontre qu'éviter l'inactivité physique nécessite une participation accrue des ressources cérébrales. Ces résultats suggèrent que notre cerveau est naturellement attiré par les comportements sédentaires", analyse Matthieu Boisgontier, auteur principal de l'étude.

Une excuse pour ne plus jamais aller à la salle de sport ?

Si la science confirme que bouger représente un gros effort pour notre cerveau, on peut néanmoins trouver des astuces qui nous aideront à nous motiver. Méditer, programmer des séances de sport en couple ou entre potes, télécharger de nouveaux morceaux hyper entraînants sur son smartphone...

Vous pouvez également emmener votre sac de gym directement avec vous le matin quand vous partez au boulot. De cette manière, vous n'aurez pas à repasser par chez vous et éviterez le piège hautement tentant de vous vautrer dans votre canapé... et d'y rester pour le reste de la soirée.