Allyson Felix, superstar de l'athlétisme, lance un service de garde d'enfants gratuit

C'est un beau geste qu'a privilégié la superstar de l'athlétisme, Allyson Felix. La championne a décidé de lancer un service de garde d'enfants gratuit pour ses consoeurs et confrères athlètes.
À lire aussi

Athlète féminine la plus titrée de l'histoire dans des compétitions majeures, multi-médaillée (11 médailles olympiques dont sept médailles d'or) et détentrice de bien des records, Allyson Felix est une légende du sprint. Aujourd'hui, c'est un autre challenge que tient à relever la championne américaine de 36 ans : aider les plus vulnérables. Et notamment, les enfants et les mères de famille.

C'est pour cela que la superstar a décidé de lancer un service de garde d'enfants gratuit destiné aux athlètes qualifié·es, en collaboration avec deux organismes, la Women's Sports Foundation et l'Athleta's Power of She Fund.

Cette initiative, affirme-t-elle à la revue sportive Running Magazine, serait "la seule raison pour laquelle [l'athlète] a eu envie de revenir et de courir cette saison" (elle avait annoncé sa décision de prendre sa retraite sportive après les championnats du monde 2022 en juillet prochain à Eugene). Cet engagement est notamment né de sa propre expérience en tant que mère et sportive, et de sa difficulté à trouver une garde d'enfants dans ce contexte.

Une championne engagée

"Si dans notre vie d'athlète, il y avait quelque chose en place où nous pouvions simplement déposer notre enfant, ce serait moins stressant", s'est dit l'athlète après avoir constaté la difficulté à trouver un endroit où garder son enfant lors d'une compétition d'athlétisme, galérant à jongler entre courses olympiques et temps précieux dédié à son enfant. "Pour moi, c'est comme une énorme barrière et un fardeau; la raison pour laquelle les femmes abandonnent l'athlétisme", témoigne-t-elle auprès du Time.

L'engagement d'Allyson Felix aurait été directement encouragé par Billie Jean King, célèbre championne lesbienne de tennis, mais également par l'observation minutieuse du quotidien de ses consoeurs athlètes durant les compétitions sportives. "Pendant la course, ma partenaire d'entraînement devait confier sa fille à d'autres athlètes et à différentes personnes du personnel, et lorsque nous avons regardé la course à la télévision, vous pouviez entendre sa fille pleurer", relate-t-elle encore du côté du Time.

Un vide que souhaite aujourd'hui combler la championne.