Bientôt une "semaine de l'égalité entre les filles et les garçons" à l'école

Jean Castex souhaite une "semaine de l'égalité entre les filles et les garçons" à l'école
Jean Castex souhaite une "semaine de l'égalité entre les filles et les garçons" à l'école
Le Premier ministre Jean Castex souhaite que soit instaurée dès l'année prochaine une "semaine de l'égalité entre les filles et les garçons" à l'école. L'idée ? Sensibiliser les élèves à l'égalité femmes/hommes.
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Une semaine de l'égalité entre les filles et les garçons à l'école afin de sensibiliser dès le plus jeune âge à l'égalité entre les sexes ? C'est ce que souhaite instaurer dès 2022 le Premier ministre Jean Castex. Cette journée prendrait place la semaine du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes. Et permettra aux enseignants et aux élèves "de se mobiliser autour de projets forts sur l'égalité entre les filles et les garçons, et d'en appréhender les différentes facettes", comme le rapporte le Huffington Post. Ce sera à Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education, d'en détailler le contenu.

Une annonce faite ce 25 novembre, à l'occasion de la Journée pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

"La question de l'égalité dès le plus jeune âge"

"La question de l'égalité entre les femmes commence dès l'école et dès le plus jeune âge. Cela permettra également de lutter contre les violences sexistes et sexuelles", a affirmé la ministre déléguée à l'Égalité femmes-hommes Elisabeth Moreno à propos de cette initiative.

Dans le cadre de cette lutte, Elisabeth Moreno a également annoncé une augmentation des places d'hébergement pour les victimes. "1000 nouvelles places d'hébergement seront ouvertes en 2022. 9000 places seront dédiées à l'accueil des femmes victimes de violences fin 2022", a-t-elle déclaré.

Le collectif féministe #NousToutes a réagi à ces annonces sur Twitter. "Pour qu'une semaine de l'égalité entre les filles et les garçons à l'école fonctionne, elle doit être obligatoire, financée et organisée, s'accompagner de la mise en oeuvre effective des référent·es égalité et des heures d'éducation à la sexualité. En 2018 déjà, le gouvernement avait annoncé la mise en place de référent·es égalité dans les lycées. 3 ans après, les annonces n'aboutissent pas. L'enquête #NousToutes de juin 2021 a révélé que 2 lycées sur 3 n'appliquaient pas la loi. Le personnel n'a ni moyens ni ressources."

Avant de conclure : "Pour lutter efficacement contre les violences, nous avons besoin de moyens et de politiques publiques", rappelant les chiffres éloquents des violences faites aux femmes : "Près de 600 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début du quinquennat. 65% avaient pris contact avec la justice. 94 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol chaque année. 80% des femmes handicapées sont victimes de violences. NON, le budget alloué à la lutte contre les violences n'est pas suffisant."