Marilyn Monroe a révolutionné à jamais notre vision de la santé mentale (bien avant Britney Spears), on te raconte pourquoi
© BestImage
Marilyn Monroe a révolutionné à jamais notre vision de la santé mentale (bien avant Britney Spears), on te raconte pourquoi
Marilyn Monroe nous a quitté il y a plus soixante ans, est née il y a un siècle, et laisse derrière elle des classiques du cinéma (Sept ans de réflexion, Certains l’aiment chaud), des séquences mythiques, une histoire faite de drames (amours catastrophiques, acharnement sexiste, addictions diverses), mais aussi de looks incroyables, et surtout… Une révolution. Médicale notamment. Car on a jamais vu une superstar de l’Hollywood “doré” marquer à ce point la sphère de la santé mentale, imposer cette notion au plus grand nombre, et faire accepter les maux et les troubles des personnalités les plus célébrées, de la détresse aux pensées suicidaires, du rapport compliqué au corps à la mélancolie tenace. Ce dont témoigne notamment le biopic Blonde sur Netflix, avec Ana de Armas.
C’est une évidence alors qu’en cette commémoration mondiale, la prestigieuse Cinémathèque française consacre une entière exposition dès début avril et jusque fin mai à ce grand mythe moderne, de ses tournages aux coulisses tumultueux de sa vie. On a enquêté sur ce que Marilyn a bouleversé de ce côté-là, nous permettant de mieux comprendre aujourd’hui des enjeux comme la dépression et l’anxiété. Bien avant que Britney Spears ne nous incite à creuser la question sérieusement. Oui oui.
Voilà ce qu'écrit Marilyn dans l'une de ces très nombreuses lettres, à retrouver dans le recueil « Fragments. Poèmes, écrits intimes, lettres », qui compile ses feuilles volantes. "Pourquoi est-ce que je me sens moins un être humain que les autres ?", s’attriste-t-elle aussi. Dédiant des lignes à "[sa] détresse implacable devant la souffrance de sa nostalgie".
© Abaca
Et aujourd’hui, son héritage, c’est en partie les conséquences de cette finalité, qui a suffisamment bouleversé le monde pour l’alerter sur la fragilité psychologique des stars, les enjeux de santé mentale, qui s’exacerbent quand il y a surexposition, les maux dont les femmes souffrent d’autant plus dans une société qui n’a de cesse de les scruter. C’est bien simple, aujourd’hui, toutes les stars parlent de ce qu’elles ont pu vivre et de ce qu’elles éprouvent : les idées suicidaires, le burn out, la dysmorphie corporelle, la dépression. Marilyn, elle, en parlait déjà, moins librement certes, et ses écrits sont restés.
On compare désormais le “cas Marilyn” à celui d’autres emblèmes partis trop tôt, telle Amy Winehouse. A une époque où la psychiatrie faisait encore l’objet de vastes polémiques, Marilyn voyait son existence, faite d’épisodes dépressifs, très glosée. Le moindre ragot sur son comportement n’arrangeait rien à la fragilité d’une superstar planétaire dont on connaît aujourd’hui les envers. Et alors que le monde de l’entreprise lui-même est de nos jours sensible à ces questions, il suffit d’écouter les professionnelles pour comprendre que Marilyn n’y est pas pour rien.
“La vie de Marilyn est devenue l'un des premiers catalyseurs du débat sur la santé mentale à Hollywood”, avance avec vigueur Forbes.
Pour le célèbre magazine, popstar, femme d’affaires, mère de famille, étudiante, tout le monde peut apprendre de la vie de Marilyn : “son existence est riche d’enseignements sur la santé mentale”, assène la revue. Notamment car après elle, bien des femmes - et pas seulement, comme on le précise plus haut - se sont attelées aux thérapies, se sont allongées sans honte ni crainte sur le divan, pour soigner leur stress, panser leurs traumatismes, en pleine époque Mad Men (les fifties), et bien après. Tout le monde se reconnaît dans la vulnérabilité de la comédienne.
player2